Le secrétaire général de l’Organisation des États américains (OEA), Albert Ramdin, a rencontré des représentants du Dialogue interaméricain et de l’Institut de la paix, dans le cadre d’échanges stratégiques consacrés à la situation sociopolitique d’Haïti.

Les discussions ont principalement porté sur la nécessité de renforcer un dialogue politique inclusif, à l’approche de la fin du mandat du Conseil présidentiel de transition, prévue pour le 7 février 2026.
Les participants ont souligné l’urgence d’un consensus national capable de favoriser la stabilité institutionnelle et de préparer un cadre crédible pour la poursuite de la transition démocratique.
Au cours de cette rencontre, les enjeux sécuritaires, la crise humanitaire persistante et l’affaiblissement des institutions étatiques ont également été abordés. Les représentants du Dialogue interaméricain et de l’Institut de la paix ont plaidé pour un accompagnement plus coordonné de la communauté internationale, axé sur le renforcement de la gouvernance, l’appui au processus électoral et la restauration de la confiance entre les acteurs politiques et la société civile.
Albert Ramdin a, pour sa part, réaffirmé l’engagement de l’OEA à soutenir les efforts haïtiens visant une transition pacifique, tout en insistant sur la responsabilité première des acteurs nationaux dans la définition de l’avenir politique du pays.
Et après le 7 février 2026?
À l’issue du mandat du Conseil présidentiel de transition, Haïti pourrait se retrouver à la croisée des chemins : soit l’émergence d’un nouvel accord politique inclusif ouvrant la voie à des élections crédibles, soit une prolongation de l’incertitude institutionnelle, susceptible d’aggraver l’instabilité sociale et sécuritaire.
L’après-7 février s’annonce donc décisif pour l’avenir démocratique du pays, dans un contexte où chaque retard pourrait accentuer la fracture entre l’État et la population.
La Rédaction
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