Décodage Info, 10 janvier 2026
Des voix s’élèvent sur les réseaux sociaux pour dénoncer le comportement arbitraire de Me Eno Zéphyrin, commissaire du gouvernement près le tribunal de première instance du Cap-Haïtien.

Des faits compromettants
Dans une vidéo devenue virale, le commissaire du gouvernement est filmé en train d’ordonner l’arrestation d’un homme qui affirme avoir le droit d’exercer son commerce légalement. Me Zéphyrin a donné instruction aux agents présents sur les lieux de procéder à l’arrestation malgré celà. L’individu tente de résister et est brutalisé par des agents en uniforme ainsi que par d’autres hommes armés en civil. Même après avoir été menotté, le représentant de la loi est filmé en train de frapper le citoyen. Dans une autre vidéo, des agents repoussent violemment une femme qui posait une question, sous le regard du commissaire.
Plusieurs personnalités sur les réseaux sociaux dénoncent ces agissements et réclament la révocation du commissaire. Le journaliste Theriel Telus estime que Me Zéphyrin « doit être démis de ses fonctions ». De son côté, Jean Venel Casséus rappelle sur Facebook : « La fonction de commissaire du gouvernement n’a jamais eu vocation à incarner la force brute ni la surenchère verbale. Elle repose sur la représentation de la société devant les juridictions, la défense de l’ordre légal et le respect strict des lois. »
Survenu ce matin, l’incident n’a pas encore suscité de réaction officielle du Ministère de la Justice.
Installé en juin 2025 à la tête du parquet du tribunal de première instance du Cap-Haïtien, Me Zéphyrin avait été honoré en octobre de la même année par la Convention Baptiste d’Haïti, saluant son intégrité et son courage, le qualifiant de « serviteur de Dieu et de la nation ». Malheureusement, les abus de pouvoir de certains commissaires du gouvernement ne sont pas nouveaux. Des pratiques similaires ont été observées dans une autre juridiction du pays, celle de Miragoâne avec le commissaire Muscadin, où des individus appréhendés sont régulièrement exécutés de manière sommaire, en violation des procédures légales, sous le regard complice autorités de l’Etat central.
La Rédaction
DÉCODAGE lNFO







