Le ministère de l’Intérieur et des Collectivités territoriales (MICT), en collaboration avec la Direction de la Protection civile (DPC), a lancé, le dimanche 11 janvier 2026, un vaste programme de fumigation dans les camps de déplacés internes de la zone métropolitaine de Port-au-Prince.

Décodage Info, 12 janvier 2026
Cette opération a débuté au camp installé dans les locaux de l’École nationale de l’Équateur, à Delmas 41, où vivent plusieurs centaines de personnes contraintes de fuir leur quartier en raison de l’insécurité. L’initiative vise à assainir ces espaces d’hébergement provisoire, infestés par des animaux nuisibles tels que punaises de lit, cafards et autres insectes vecteurs de maladies.
Selon Hilare Henri, directeur départemental de l’Ouest de la Protection civile, cette opération s’inscrit dans une stratégie de prévention sanitaire destinée à réduire les risques de contamination au sein de populations déjà fragilisées. « Ces insectes constituent une menace sérieuse pour la santé publique, surtout dans des espaces surpeuplés où l’accès à l’hygiène demeure limité », a-t-il précisé.
La présence prolongée de punaises, de cafards et de rongeurs dans les camps peut entraîner de multiples problèmes de santé, notamment infections cutanées, allergies sévères, troubles respiratoires, ainsi que la propagation de maladies diarrhéiques et bactériennes. Les cafards, en particulier, sont reconnus pour être des vecteurs de germes pathogènes capables de contaminer les aliments et les points d’eau, augmentant ainsi le risque d’épidémies.
Les autorités annoncent que ce programme sera progressivement étendu à l’ensemble des camps de déplacés de l’aire métropolitaine, en coordination avec les acteurs humanitaires, dans l’objectif d’améliorer les conditions de vie et de renforcer la protection sanitaire des familles déplacées.

Au-delà d’une simple opération de pulvérisation, ce programme de fumigation constitue un premier pas vers la reconnaissance des déplacés internes en tant que citoyens à part entière, dignes de conditions de vie saines et sécurisées. S’il est maintenu et accompagné de mesures durables en matière d’assainissement, d’eau potable et de suivi sanitaire, ce lancement pourrait marquer un tournant décisif dans la prise en charge humanitaire de milliers de familles contraintes de survivre dans l’urgence et la précarité.
La Rédaction
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