Décodage Info 9 février 2026
Le chanteur portoricain Bad Bunny a enflammé la mi-temps du Super Bowl, dans la nuit du dimanche 8 février 2026, avec une performance hors pair, mêlant musique, engagement et célébration de l’Amérique latine.
D’origine portoricaine, Benito Antonio Martínez Ocasio, de son vrai nom, a livré une prestation à la fois historique et profondément engagée au Levi’s Stadium de Santa Clara (Californie). Tout au long du show, l’artiste a porté un puissant message d’unité à l’échelle du continent américain.

Accompagné en permanence d’une troupe de danseurs, Bad Bunny figurait parmi les artistes les plus attendus de cette soirée planétaire. Il a ensuite été rejoint sur scène par la chanteuse Stefani Joanne Angelina Germanotta, connue sous le nom de Lady Gaga, qui a proposé une version salsa percutante de son titre à succès Die With a Smile. Pour l’occasion, Bad Bunny s’est substitué à Bruno Mars, initialement associé au morceau.
Afin de célébrer l’Amérique latine dans toute sa diversité, le spectacle s’est poursuivi par un défilé de drapeaux latino-américains, avant de s’achever avec ceux du Canada, du Chili et des États-Unis.
Détournant le slogan américain « God Bless America », le chanteur portoricain a brandi un ballon portant l’inscription « Ensemble, nous sommes l’Amérique », tandis qu’un écran géant affichait le message : « La seule chose plus forte que la haine, c’est l’amour ».
Connu pour ses prises de position contre la politique du président américain Donald Trump, Bad Bunny a, une nouvelle fois, multiplié les références politiques.
Il s’était déjà illustré lors de la 68ᵉ cérémonie des Grammy Awards, le 1er février 2026, en critiquant ouvertement l’utilisation de l’ICE (police de l’immigration) par l’administration Trump, notamment après la mort de deux manifestants à Minneapolis, les 7 et 24 janvier derniers.
« Nous ne sommes pas des animaux, nous sommes des êtres humains et nous sommes américains », a martelé l’artiste, lauréat de trois Grammy Awards, dont celui de l’Album de l’année.
Dès l’annonce de sa participation au Super Bowl, fin septembre, plusieurs élus et figures de la droite américaine avaient vivement critiqué le choix de Bad Bunny et du groupe Green Day. Le président Donald Trump lui-même avait qualifié cette sélection d’« horrible ».
Sans surprise, la performance n’a pas été du goût du président américain, qui a dénoncé un « affront à la grandeur de l’Amérique » dans un message publié quelques minutes après la fin du spectacle sur sa plateforme sociale Truth. Bad Bunny, de son côté, a soigneusement évité de citer explicitement le nom de Donald Trump durant son show.
Mission accomplie pour l’artiste portoricain, le message est passé. Sa prestation restera sans conteste l’une des plus marquantes et historiques de l’histoire du Super Bowl, conquérant un public mondial.
La Rédaction
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