Décodage Info, le 6 mars 2026.-
La formation du nouveau gouvernement par le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé suscite de vives réactions au sein de la classe politique. Plusieurs acteurs dénoncent une composition ministérielle jugée déséquilibrée et peu représentative des signataires du Pacte National pour la Stabilité et l’Organisation des Élections.

Selon plusieurs protagonistes, l’équipe gouvernementale mise en place par le chef du gouvernement comprend majoritairement des personnalités proches du parti Fanmi Lavalas, du Parti Haïtien Tèt Kale (PHTK) et de leurs alliés. Une situation qui alimente les critiques de certains responsables politiques, qui estiment que l’esprit d’ouverture qui devait guider la formation du cabinet n’a pas été respecté.
Des organisations signataires du pacte affirment avoir été écartées du processus de consultation ayant conduit à la formation du gouvernement. Elles dénoncent une démarche unilatérale et reprochent au Premier ministre d’avoir privilégié certaines alliances politiques au détriment d’un consensus plus large.
Dans un contexte marqué par une crise institutionnelle et sécuritaire persistante, plusieurs analystes politiques estiment que ces choix pourraient accentuer les tensions au sein du bloc censé soutenir la transition. Selon eux, un gouvernement perçu comme partisan risque d’affaiblir la crédibilité du Pacte national et de compliquer les efforts visant à stabiliser la situation et à préparer les prochaines élections.
Face à ces critiques, certains acteurs appellent à davantage de transparence dans la conduite de la transition et à un dialogue plus large entre les différentes forces politiques signataires du pacte.
Dans un climat de méfiance et de divisions, plusieurs voix jugent nécessaire de renforcer la concertation afin d’éviter que les désaccords internes ne freinent le processus de transition.
La Rédaction
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