Plusieurs anciens conseillers présidentiels en Haïti, dont Louis Gérald Gilles et Edgard Le Blanc Fils, ont récemment rendu publiques leurs déclarations de patrimoine après avoir quitté leurs fonctions. Toutefois, cette situation suscite de nombreuses interrogations au sein de la population, alors que peu de changements semblent observés dans le dispositif qui les entoure.

Décodage, 10 mars 2026-
En effet, plus d’un mois après leur départ du Conseil présidentiel de transition (CPT), certains anciens membres continuent de circuler à bord de véhicules de service appartenant à l’État et bénéficient toujours de la présence de plusieurs policiers affectés à leur sécurité. Cette situation soulève des questions quant à l’utilisation des ressources publiques, d’autant qu’aucune explication officielle claire n’a été fournie concernant le maintien de ces moyens.
Les critiques sont d’autant plus vives que plusieurs commissariats à travers le pays fonctionnent avec un manque criant de ressources. Dans certaines régions, les postes de police ne disposent pas de véhicules de service et manquent d’effectifs pour répondre efficacement aux besoins de sécurité de la population.
Dans ce contexte, de nombreux citoyens s’interrogent : les véhicules de service de l’État et les policiers autrefois affectés aux conseillers présidentiels font-ils désormais partie des avantages dont bénéficient ces anciens responsables après leur départ de leurs fonctions ? Pour beaucoup, cette situation mérite davantage de transparence et des explications de la part des autorités concernées.
Face à ces questionnements, plusieurs voix au sein de la société appellent à une meilleure gestion des ressources de l’État, surtout dans un contexte où le pays fait face à de graves défis sécuritaires et institutionnels. Pour les observateurs, il est essentiel que les moyens publics soient prioritairement utilisés pour renforcer les institutions de sécurité et améliorer les services destinés à la population.
La Rédaction
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