Décodage Info,25 mars 2026 —
Alors que les violences et l’insécurité persistent depuis plus de 14 mois à Kenscoff, le gouvernement d’Alix Didier Fils-Aimé multiplie les opérations humanitaires ponctuelles, mais sans s’attaquer aux causes profondes de la crise. Mercredi 25 mars 2026, 850 kits alimentaires sans cuisson ont été distribués aux familles déplacées, accompagnés de repas chauds servis par le restaurant communautaire de la commune.

Si ces gestes apparaissent comme une marque de solidarité, ils ne font que masquer une réalité inquiétante : le gouvernement ne parvient pas à rétablir la sécurité, laissant les habitants vulnérables, sinistrés et dépendants d’aides temporaires. Les familles déplacées restent piégées dans la précarité, contraintes de fuir leurs quartiers face à la montée de la criminalité.
Le maire Massillon Jean a exprimé sa gratitude pour l’aide reçue, mais a lui-même reconnu que ces interventions ne suffisent pas : “Nos quartiers restent dangereux, et le retour des familles dépend avant tout d’une sécurité durable que le gouvernement n’assure pas.”

Pour sa part, Kesner Romilus, Directeur général du Fonds d’Assistance Économique et Sociale (FAES), a réaffirmé la détermination du gouvernement à offrir des conditions de vie dignes. Mais ces déclarations sonnent creux face à une situation où la population continue d’être sinistrée par l’insécurité chronique.
En multipliant des distributions ponctuelles de kits alimentaires et de repas chauds, le gouvernement ne fait que gérer les conséquences de sa propre incapacité à protéger les habitants. À Kenscoff, au lieu de rétablir la sécurité, il contribue à prolonger la détresse des familles déplacées et des citoyens déjà fragilisés.
Bencia Pascal
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