L’Institut National pour la Défense des Droits Économiques, Sociaux et Culturels (INDDESC), membre fondateur de la Fédération Haïtienne des Organisations de Droits Humains (FHODH), accompagné de vingt-huit autres organisations, a dénoncé ce mercredi 25 mars, lors d’une conférence de presse à Pétion-Ville, la présence de Magalie Georges au sein du Conseil Électoral Provisoire (CEP).

À cette occasion, les organisations de défense des droits Humains ont mis en garde contre les risques que cette nomination fait peser sur la crédibilité du processus électoral. Elles interpellent directement le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, l’appelant à garantir des élections libres, transparentes et inclusives.
Me Frédo Jean Charles, responsable de l’INDDESC, a affirmé qu’aucune consultation électorale sérieuse ne saurait être envisagée tant que Magalie Georges siège au CEP. Selon lui, son intégration est arbitraire et ne résulte d’aucun mandat du secteur des droits humains. Il rappelle que lors des élections internes organisées en août 2024, 86 organisations avaient élu Me Newton Saint-Juste par 81 voix afin de représenter le secteur des droits Humains, tandis que Magalie Georges n’était pas candidate, ni désignée.
Toutefois, les défenseurs des droits Humains soulignent que Magalie Georges est avant tout une militante politique et syndicaliste, notamment liée à l’Accord de Montana, et non une représentante légitime du secteur des droits humains. Ils estiment que sa nomination viole l’article 289 de la Constitution de 1987, ainsi que l’accord du 3 avril 2024 créant le Conseil Présidentiel de Transition (CPT).
À cet effet, les organisations dénoncent une « nomination par la petite porte », perçue comme une mission politique au détriment du secteur qu’elle est censée représenter. Elles exigent un remaniement urgent au sein du CEP afin de préserver l’intégrité du processus électoral et annoncent qu’elles envisagent des recours judiciaires pour contester cette désignation.
Likenton Joseph
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