Alors que les autorités multiplient les messages rassurants, le département de l’Artibonite continue de sombrer dans une violence de plus en plus incontrôlable.

Décodage Info 1 avril 2026–
Le contraste est frappant entre les déclarations de la Police nationale d’Haïti (PNH), qui affirme maintenir la situation sous contrôle, et la réalité vécue par les populations locales.
À Pont-Benoît, Bwajou et Carrefour Roger, des groupes armés ont pris position et imposent leur domination.
D’après plusieurs témoignages, des hommes lourdement armés y commettent des exactions, allant jusqu’à des viols et des assassinats. Livrés à eux-mêmes, les habitants dénoncent l’absence d’une réponse concrète et visible des forces de l’ordre.
Parallèlement, les gangs intensifient leur stratégie de communication.
Des vidéos circulant sur les réseaux sociaux montrent des individus armés revendiquant ouvertement la prise de contrôle de la commune de Dessalines. Ces images participent à instaurer un climat de peur et à consolider une emprise territoriale que l’État peine à contester.
Le massacre de Jean-Denis demeure l’un des épisodes les plus marquants de cette crise. Plus de 70 personnes y ont été tuées lors d’une attaque attribuée à des groupes armés, sans qu’une réponse institutionnelle à la hauteur de la tragédie ne soit clairement exprimée. Pour de nombreux observateurs, ce silence renforce le sentiment d’abandon au sein de la population.
Dans ce contexte, le fossé entre discours officiels et réalité ne cesse de se creuser. Alors que les groupes armés étendent leur influence, la capacité de l’État à reprendre le contrôle du territoire demeure une question cruciale.
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