Plus de quatre ans après l’assassinat du président Jovenel Moïse, le dossier demeure marqué par des incertitudes persistantes. C’est dans ce climat de flou judiciaire qu’André Michel, ancien opposant politique farouche du défunt chef de l’État, a ravivé les débats, le 7 décembre, via un tweet largement relayé.

Décodage Info, le 8 décembre 2025.
Dans sa prise de position, l’avocat rappelle que, malgré son rôle central dans l’opposition jusqu’en juillet 2021, son nom n’a jamais été cité dans aucune enquête, ni en Haïti ni aux États-Unis. Il dit s’interroger plutôt sur l’attitude de certains proches de Jovenel Moïse, dont les absences répétées devant la justice contrastent avec la gravité d’un assassinat qui continue de secouer la nation.
Des refus de comparaître qui alimentent le doute
Au cœur de ces interrogations figure l’ancienne Première dame, Martine Moïse. Grièvement blessée lors de l’attaque, elle a néanmoins décliné plusieurs convocations des autorités haïtiennes, invoquant l’insécurité et l’absence de garanties quant à son retour dans le pays. Ces refus successifs ont entretenu un bras de fer judiciaire qui s’éternise et polarise davantage l’opinion.
Une affaire toujours verrouillée
Pour André Michel, cette situation contribue à maintenir le dossier dans une opacité préoccupante. Il estime que tant que les protagonistes et témoins clés ne coopéreront pas pleinement, la vérité restera inaccessible, prolongeant un épisode parmi les plus sensibles et explosives de la vie politique haïtienne récente.
La Rédaction
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