L’audience visant à statuer sur les mesures coercitives dans l’affaire de la jeune Stephora Anne-Mircie Joseph, décédée lors d’une sortie scolaire, a été reportée à mercredi à 9h00. Ce drame, qui a profondément marqué l’opinion, mobilise désormais les autorités des deux côtés de l’île.

Après l’annonce du report, la procureure Olga Diná Llaverías, directrice de la Direction nationale de l’enfance, de l’adolescence et de la famille, a insisté sur la nécessité d’une réponse judiciaire ferme. Elle a souligné que l’enquête du parquet se concentre sur les responsabilités et les précautions qui auraient dû être prises, rappelant qu’une enfant de 11 ans a perdu la vie dans des circonstances qui « n’auraient jamais dû se produire ». Elle a réaffirmé la volonté du ministère public d’obtenir des sanctions exemplaires pour les personnes poursuivies pour homicide involontaire et négligence : Yris del Carmen Reyes Adames, directeur administratif de l’école Da Vinci ; Gisela Altagracia de las Mercedes, coordinatrice générale ; Francisca Josefina Tavárez Vélez, conseillère ; et Vilma Altagracia Vargas Morel, coordinatrice du secondaire. Le parquet a requis pour chacun une caution de 50 millions de pesos.
L’affaire a acquis une portée binationale. En République dominicaine, le président Luis Abinader s’est exprimé ce mardi, appelant à une transparence totale dans le traitement du dossier. En Haïti, le Conseil présidentiel de transition a affirmé suivre l’affaire de près et a déploré la mort tragique de la jeune écolière, exprimant sa solidarité envers sa famille dans ce moment de douleur.
La rédaction




