Le 19 mars 2026, devant un tribunal fédéral à Miami, de nouveaux éléments matériels ont été présentés dans le cadre de l’enquête sur l’assassinat du président haïtien Jovenel Moïse.

Décodage Info, 20 mars 2026– Parmi eux figurent plusieurs armes à feu — dont un fusil AR-15 de type Palmetto, un fusil Galil marqué « PNH » et un fusil Luigi Franchi de calibre 12 — directement liées à l’opération meurtrière. Mais au-delà de leur nature, c’est surtout leur traçabilité et les connexions qu’elles révèlent qui suscitent aujourd’hui une vive indignation.
Selon les procureurs américains, certaines de ces armes portaient des marques ou identifications associées à la Police Nationale d’Haïti, notamment une étiquette attribuée à John Joël Joseph, déjà impliqué dans l’affaire et ayant reconnu sa culpabilité.
Cette révélation renforce les soupçons d’une compromission interne majeure, où des équipements censés assurer la sécurité publique auraient été détournés pour exécuter un chef d’État en fonction.
Plus troublant encore, un expert du Federal Bureau of Investigation a confirmé que des analyses balistiques ont permis de relier certaines balles retrouvées sur les lieux du crime à ces armes précises. Ce constat technique, difficilement contestable, vient consolider une chaîne de responsabilités qui dépasse largement le cadre d’un commando isolé, suggérant l’existence d’un réseau structuré avec des ramifications jusque dans certaines sphères institutionnelles.
Pendant que les révélations s’accumulent à l’étranger, en Haïti, le silence et l’inaction continuent d’alimenter la colère populaire. L’absence de transparence et de poursuites crédibles sur le plan national contraste fortement avec l’évolution du dossier devant la justice américaine, ravivant les appels à une enquête indépendante et à des comptes à rendre.
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