Décodage Info, 21 mars 2026– Une nouvelle hausse des prix des produits pétroliers se profile à l’horizon en Haïti, alimentant déjà inquiétudes et crispations au sein de la population.

Selon des sources proches du dossier, le gouvernement haïtien s’apprêterait à engager des concertations avec plusieurs parties prenantes, notamment des représentants syndicaux, dans un contexte économique de plus en plus tendu.
À l’origine de cette pression figure la dégradation du climat géopolitique au Moyen-Orient, impliquant notamment Iran, les États-Unis et Israël.
Les tensions persistantes ont perturbé la circulation maritime dans le stratégique détroit d’Hormuz, un corridor vital par lequel transite environ un cinquième du pétrole mondial. Cette situation a entraîné une flambée des cours du brut, désormais estimés entre 110 et 164 dollars le baril.
Cette hausse des prix à l’international commence déjà à se répercuter sur plusieurs économies. De nombreux pays, notamment en Afrique et en Asie, enregistrent une augmentation des coûts de transport et une pression accrue sur le pouvoir d’achat. Des États comme Égypte ou Pakistan font face à des tensions économiques croissantes, directement liées à cette instabilité énergétique.
En Haïti, le spectre d’un ajustement à la hausse des prix à la pompe suscite de vives réactions.
Le coordonnateur de la Brigade Syndicale Anti-corruption, Dumé Sonson, rejette catégoriquement toute décision en ce sens. Il accuse les autorités de ne pas avoir respecté leurs engagements antérieurs, notamment ceux découlant de la loi du 9 mars 1995 et de l’accord signé en décembre 2021 avec les organisations syndicales.
Faute de transparence et de mesures d’accompagnement adéquates, cette nouvelle hausse en préparation risque, une fois de plus, de faire peser sur les couches les plus vulnérables le poids d’une crise dont elles ne sont pas responsables.
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