Le ministère de l’environnement organise un atelier national sur les bonnes pratiques et leçons tirées sur le projet CBIT-haiti

En effet, la direction des chambres climatiques (DCC) du ministère de l’environnement (MDE), conjointement avec le programme des nations-unies pour le développement (PNUD) a organisé ce vendredi 12 décembre à Pétion-Ville, un atelier national capitalisation des bonnes pratiques ainsi que des leçons tirées du projet CBIT-haiti ( capacity-building initiative for transparency.

En ce sens, cette activité a été réalisée dans l’objectif de présenter les principaux résultats du projet CBIT-haiti, à partager les innovations et pratiques exemplaires issues de sa mise en œuvre, ainsi qu’à identifier les défis et recommandations clés pour la pérennisation du système national de Mesure, Notification et Vérification (MRV) climatique.

À ce nouveau, Franel Joseph, cadre technique CBIT-haiti a souligné que le projet CBIT-haiti axé sur trois grandes composantes notamment le renforcement des capacités politiques et techniques sur le MRV pour l’initiative national des GES et les actions d’atténuation, renforcement des capacités techniques pour le suivi et l’évaluation de l’adaptation, apprentissage, échange de bonnes pratiques et suivi évaluation du système MRV.

Selon lui, le pays a fortement exposé aux risques climatiques et parmi les pays ayant les plus faibles émissions de GES, s’est engagé à renforcer la transparence, comme prévu dans l’article 13 de l’accord de paris. Cette initiative visant à renforcer les institutions nationales haïtiennes pour se conformer aux exigences de transparence de l’Accord de Paris sur les changements climatiques.

Ce projet, financé par le Fonds Mondial pour l’Environnement (FEM) et mis en œuvre par le Ministère de l’Environnement et le PNUD, a pour mission principale d’établir un système de Mesure, de Rapportage et de Vérification (MRV) des données pour suivre les émissions de gaz à effet de serre et les efforts d’atténuation et d’adaptation.

En outre, les résultats attendus, selon Franel Joseph, sont la mise en place d’un cadre MRV durable et un inventaire national des gaz à effet de serre, tout en reconnaissant les défis rencontrés dans la mise en œuvre, principalement dus à l’insécurité, en soulignant les progrès réalisés en matière de formation et de renforcement des capacités institutionnelles.

Parallèlement, le directeur général du ministère de l’environnement souligne l’importance d’un projet visant à renforcer la capacité institutionnelle du pays en matière de transparence climatique. Il met l’accent sur la vulnérabilité d’Haïti face aux effets du changement climatique et sur la nécessité d’intégrer l’aspect de genre dans les stratégies d’adaptation, notamment en impliquant davantage les femmes dans les processus de décision. Il est également fait mention d’un projet d’appui au développement local sensible au genre et de l’importance d’utiliser des données scientifiques pour élaborer des politiques efficaces.

De surcroît, l’objectif principal de la consultation est de normaliser et de mesurer l’égalité des sexes dans la réponse nationale au changement climatique. Selon lui, l’inégalité de genre en Haïti amplifie la vulnérabilité du pays face aux impacts du changement climatique.

Haïti fait partie des pays les plus exposés aux effets du changement climatique, affrontant des défis majeurs tels que les cyclones, les inondations, la déforestation et l’insécurité alimentaire. Cette vulnérabilité climatique générale est aggravée par un niveau élevé d’inégalité de genre : l’indice d’inégalité de genre d’Haïti a été mesuré à 0,63, classant le pays à la 163e position sur 170 lors d’une étude menée en 2021.

La situation de vulnérabilité est amplifiée car les impacts du changement climatique ne sont pas ressentis de la même manière par les hommes et les femmes. Cette différence est due notamment aux différences liées aux genres, à l’accès inégal aux ressources naturelles, sociales et économiques.

Il est crucial de caractériser la vulnérabilité et la capacité d’adaptation des différents groupes de genre face au changement climatique, en se concentrant particulièrement sur les secteurs prioritaires.

Même si les femmes représentent environ 52 % de la population et sont au centre de la gestion des ressources naturelles, elles restent encore trop peu associées aux décisions qui les concernent directement. Cette faible représentation dans les processus de gouvernance et de décision empêche la mise en œuvre d’initiatives visant une transition écologique inclusive et durable.

C’est pourquoi une partie des efforts récents vise à une meilleure intégration des femmes formées et compétentes dans les processus de décision et de gouvernance locale, afin de favoriser l’équité et l’inclusion dans la planification territoriale. De plus, les objectifs fixés comprennent l’établissement d’une grille de représentation des femmes dans le nouveau du système national à au moins 40 % et l’intégration d’indicateurs spécifiques au sexe dans le système de suivi et de rapport pertinent.

La rédaction

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