Plusieurs organisations de la société civile ont décidé de passer à l’action contre le gouvernement dirigé par Alix Didier Fils-Aimé.

Elles estiment que les autorités en place n’ont pas réussi à répondre aux principales attentes de la population, notamment en matière de sécurité et de préparation des élections. Selon elles, le pays continue de s’enfoncer dans une crise politique et institutionnelle préoccupante.
Décodage Info, le 7 juin 2026
Au centre de la contestation figure le décret du 7 février 2026 qui a permis au gouvernement de rester en fonction. Les signataires rappellent que le Premier ministre avait pourtant été révoqué quelques jours auparavant par le Conseil présidentiel de transition.
Ils considèrent donc que cette décision soulève de sérieuses questions sur la légalité et la légitimité du pouvoir actuel.
Pour faire entendre leurs revendications, plusieurs structures, dont l’Alternative Socialiste (ASO), la Commission Nationale Inclusive (CONAII), la Fédération des Organisations Syndicales pour le Progrès (FOSYNPRO) et le Mouvement pour la Réconciliation et la Reconstruction Nationales (MORN), ont saisi les instances judiciaires compétentes. Le dossier a été officiellement déposé depuis le 20 mai dernier auprès du Tribunal de première instance de Port-au-Prince et de la CSCCA.
Les organisations demandent la suspension du décret contesté et plaident pour un retour au respect des règles constitutionnelles pouvant amener à l’organisation des élections crédibles. Cette nouvelle démarche témoigne des tensions persistantes qui entourent la transition politique en Haïti.
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