Lors d’une conférence de presse tenue ce jeudi 16 juillet 2026 à Port-au-Prince, l’Opposition Progressiste a lancé une nouvelle offensive contre le gouvernement d’Alix Didier Fils-Aimé. Le regroupement politique a dressé un bilan sévère de la situation nationale, dénonçant la persistance de l’insécurité, la fragilité des institutions et l’absence, selon lui, de réponses adaptées aux difficultés quotidiennes de la population.

Revenant sur la mobilisation organisée le 2 juillet dernier, les responsables de l’organisation ont affirmé que cette manifestation traduisait un profond mécontentement populaire face à la gestion actuelle du pays. Ils estiment que cette mobilisation marque un tournant dans la contestation contre le système en place et révèle une volonté de changement au sein de la société haïtienne.
Dans son intervention, l’Opposition Progressiste a accusé le gouvernement de maintenir le pays dans une situation de crise prolongée. Elle reproche aux autorités de ne pas avoir réussi à améliorer la situation sécuritaire et institutionnelle, affirmant que les citoyens continuent de subir les conséquences d’une transition qu’elle juge inefficace.
Le regroupement politique a également dénoncé ce qu’il qualifie de « confiscation du pouvoir » au profit d’un cercle restreint. Selon ses dirigeants, la gestion actuelle de l’État manque de transparence et ne répond pas aux exigences d’une gouvernance inclusive. Ils appellent à une réforme profonde des institutions afin de restaurer la confiance de la population.

Concernant le processus électoral annoncé, l’Opposition Progressiste exprime de fortes réserves. Elle met en doute la capacité des structures actuelles, notamment le Conseil électoral provisoire (CEP), à garantir un scrutin véritablement indépendant et crédible. Elle affirme qu’aucune élection ne pourra être acceptée sans des conditions favorables à la transparence et à la participation de tous les acteurs.
Face à la crise multidimensionnelle que traverse Haïti, l’organisation appelle à une mobilisation nationale et réclame une nouvelle orientation politique. Elle soutient que le pays doit rompre avec les pratiques actuelles pour ouvrir la voie à une gouvernance plus responsable et à un processus démocratique jugé plus légitime.
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