Port-au-Prince, 6 octobre 2026 — Le Conseil électoral provisoire (CEP) procède à un nouvel ajustement du calendrier électoral. Dans une note de presse publiée le 5 octobre, l’institution annonce une troisième prolongation de la période d’inscription en ligne des candidats, désormais fixée au 31 octobre 2026.

Cette décision intervient après des consultations avec les partis politiques et les différents acteurs concernés, ainsi qu’à la suite de l’adoption, en Conseil des ministres, de modifications apportées au décret électoral du 2 juin 2026.
Le CEP précise que cette prolongation concerne également le délai accordé pour le dépôt des pièces requises par les candidats et les structures politiques. L’objectif affiché est de leur permettre de compléter les formalités prévues par le cadre légal et réglementaire.
Autre conséquence de cette nouvelle révision : la campagne électorale est reportée. Les nouvelles dates de début et de fin de campagne seront communiquées ultérieurement, après l’actualisation et la finalisation du calendrier électoral.
Le CEP affirme travailler à l’élaboration d’un calendrier tenant compte des nouvelles dispositions du décret électoral, des exigences techniques et opérationnelles ainsi que des conditions nécessaires au déroulement des différentes étapes du processus.
Cette troisième prolongation intervient alors que plusieurs échéances du processus électoral ont déjà été réajustées. La succession des reports et l’absence de nouvelles dates pour le lancement de la campagne entretiennent ainsi les interrogations sur la capacité des institutions à respecter les prochaines étapes du calendrier.
Le CEP assure néanmoins vouloir maintenir le processus électoral et poursuivre le dialogue avec les partis et groupements politiques. L’institution réaffirme son objectif d’organiser des élections crédibles, transparentes et inclusives.
Mais au-delà des considérations techniques, les nouveaux ajustements placent désormais le pouvoir exécutif et le CEP face à une question politique majeure : les élections auront-elles réellement lieu selon les échéances annoncées, ou la population devra-t-elle encore attendre de nouvelles modifications du calendrier ?
À force de prolongations et de reports, certains acteurs politiques pourraient être amenés à questionner la crédibilité du processus et la capacité des autorités à passer des annonces à la réalisation effective du scrutin. La question de la confiance politique devient ainsi centrale, alors que la population attend des échéances claires et un calendrier effectivement applicable.
Dans ce contexte, le prochain calendrier électoral du CEP sera particulièrement scruté. Sa publication, ses nouvelles échéances et surtout leur respect constitueront des éléments déterminants pour apprécier la suite du processus.
Le CEP rappelle enfin que l’inscription des électeurs se poursuit et appelle les citoyens remplissant les conditions requises à effectuer les démarches nécessaires pour pouvoir participer aux prochaines élections.
Junior Garçon
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