Port-au-Prince, 13 octobre 2026. — Me Ernest Marion, avocat au barreau de Port-au-Prince, appelle les autorités judiciaires haïtiennes à donner des suites aux informations contenues dans un rapport des Nations unies sur la situation sécuritaire en Haïti. Il souhaite notamment que les personnalités citées dans le document, dont plusieurs anciens sénateurs et députés, soient entendues afin que les faits rapportés puissent être examinés par les instances compétentes.

L’avocat salue la publication du rapport et insiste sur la nécessité d’engager des démarches judiciaires pour vérifier les informations relatives aux liens présumés entre certaines personnalités publiques et les gangs armés. Selon lui, les éléments signalés ne doivent pas rester sans examen de la part des autorités chargées de faire respecter la loi.
Cette demande intervient alors que la violence des groupes armés continue de fragiliser les institutions haïtiennes et de peser sur les conditions de vie de la population. La question d’éventuels soutiens politiques, financiers ou logistiques aux gangs constitue un enjeu majeur pour comprendre les mécanismes qui favorisent leur fonctionnement et leur expansion.
Pour que ces révélations débouchent sur des résultats concrets, les autorités judiciaires devront toutefois procéder à des vérifications approfondies, recueillir les preuves disponibles et entendre les personnes concernées. La présence d’un nom dans un rapport ne suffit pas, à elle seule, à établir une culpabilité.
L’enjeu est donc de déterminer si les informations rapportées permettent d’identifier des infractions et d’engager, le cas échéant, des poursuites conformément aux procédures légales. Une telle démarche suppose également de garantir les droits de la défense et le respect de la présomption d’innocence.
En appelant la justice à agir, Me Ernest Marion remet ainsi au centre du débat la question de la responsabilité individuelle dans le soutien présumé aux groupes armés. Reste à savoir si les autorités compétentes donneront une suite judiciaire aux éléments signalés et si les investigations permettront d’établir les faits.
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