Port-au-Prince, 17 octobre 2026. Un contingent de 50 militaires bangladais a quitté, le jeudi 15 octobre 2026, l’aéroport international Shah Jalal, à Dhaka, à destination d’Haïti, afin de renforcer les préparatifs de déploiement de la Force de répression des gangs (FRG). Selon les informations communiquées par la Direction des relations publiques interarmées (ISPR) du Bangladesh, ces militaires constituent une équipe avancée chargée de préparer le terrain avant l’arrivée d’un contingent plus important.

Les autorités bangladaises n’ont pas communiqué la date et l’heure précises de l’arrivée des militaires en Haïti, invoquant des raisons de sécurité. Leur atterrissage à l’aéroport international Toussaint-Louverture, à Port-au-Prince, était attendu entre le vendredi 16 et le samedi 17 octobre 2026. Aucune confirmation de leur arrivée n’est toutefois mentionnée dans les informations disponibles.
Ces 50 militaires, issus de cinq contingents de l’armée bangladaise, ont notamment pour mission de préparer les conditions opérationnelles et de coordonner les aspects logistiques avant l’arrivée d’environ 1 600 policiers et militaires bangladais. Le déploiement de ces derniers est attendu progressivement entre la mi-octobre et la fin du mois de novembre, selon les informations rapportées.
Avant leur départ, le chef d’état-major général de l’armée du Bangladesh, le lieutenant-général Mohammad Mainur Rahman, a rencontré les militaires concernés au quartier général de l’armée, à Dhaka. Il leur a donné des consignes portant notamment sur le professionnalisme, la discipline, la vigilance et le respect des exigences de sécurité dans l’exercice de leurs fonctions au sein de la zone d’opérations.
Ce renforcement intervient alors qu’Haïti continue de faire face à une crise sécuritaire marquée par les violences des gangs armés, les déplacements de population et les restrictions de circulation dans plusieurs zones du pays. Plus de deux siècles après son indépendance, la population reste confrontée aux conséquences d’une crise multidimensionnelle qui affecte ses conditions de vie et son accès aux services essentiels.
Le mandat de la FRG a par ailleurs été renouvelé jusqu’au 31 mars 2027 par le Conseil de sécurité des Nations unies, à la suite d’une demande des autorités haïtiennes dirigées par le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé. Cette prolongation doit permettre à la force de poursuivre son déploiement dans un contexte où les autorités haïtiennes peinent toujours à rétablir durablement la sécurité.
Toutefois, l’arrivée de nouveaux contingents soulève des interrogations sur la capacité de la mission à produire des résultats concrets sur le terrain. Alors que les effectifs internationaux continuent de se renforcer, les violences armées persistent et les conditions de vie de nombreux Haïtiens demeurent précaires. La présence de nouveaux militaires ne suffit pas, à elle seule, à démontrer une amélioration de la situation sécuritaire. Les résultats de la mission devront être évalués à partir de leur impact réel sur les violences, la protection des civils et la liberté de circulation de la population.
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