Le 22 décembre dernier, Stephen Junior Cherenfant, consul haïtien à Santiago, a été révoqué après avoir refusé d’utiliser des fonds publics pour financer une visite privée de la famille du Conseiller-Président, lui-même visé par une enquête de l’Unité de Lutte contre la Corruption (ULCC).

Deux lettres officielles du Ministère des Affaires étrangères et des Cultes, signées par le ministre Jean-Victor Harvel Jean-Baptiste et approuvées par le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, notifient la fin immédiate des fonctions de Cherenfant, sans fournir aucune justification.
Dans une note explicative, le consul explique avoir assuré l’accueil et l’assistance de la famille dans le respect des usages, avec un hébergement financé sur ses fonds personnels.
Le différend est survenu lorsqu’il a refusé de réserver quatre chambres à l’hôtel Marriott et de mobiliser des fonds publics pour des activités strictement privées. Il affirme avoir agi conformément aux principes de bonne gouvernance et de protection des deniers publics.
Cette révocation met en lumière un problème récurrent : dans certaines sphères du pouvoir, la loyauté personnelle prime sur la légalité, et le respect des règles peut être sanctionné. À défaut de rendre des comptes, l’arbitraire fragilise la confiance publique et envoie un signal inquiétant à l’ensemble de l’administration diplomatique et publique.
La Rédaction
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