Décodage Info, 22 janvier 2026
Une grande première depuis plus de 30 ans : une cheffe de l’État du Venezuela se rendra aux États-Unis en dehors des réunions des Nations unies à New York. En effet, l’ex-vice-présidente de Nicolás Maduro, Delcy Rodríguez, est invitée par Donald Trump, quelques semaines après le rapt du président à Caracas.

Investie le 5 janvier à la tête de la République bolivarienne du Venezuela, 24 heures après l’enlèvement du président Nicolás Maduro par les forces américaines, Delcy Rodríguez semble diriger le pays sous la pression de la Maison-Blanche. Selon plusieurs sources, la présidente par intérim aurait été invitée à se rendre aux États-Unis par le président Donald Trump, même si aucune date n’a encore été fixée.
« Nous sommes dans un processus de dialogue et de travail avec les États-Unis, sans aucune crainte, pour affronter nos divergences, nos difficultés, les plus sensibles comme les moins sensibles, et les traiter par la voie de la diplomatie », a-t-elle déclaré aux élus ce mercredi 21 janvier. Elle n’a toutefois pas abordé directement ce dossier devant ces derniers.
La semaine dernière, alors que l’homme fort de la Maison-Blanche recevait la cheffe de l’opposition vénézuélienne, María Corina Machado, prix Nobel de la paix, Delcy Rodríguez avait avoué avoir passé de longues heures au téléphone avec le président américain la veille.
Sous la menace constante de Donald Trump, la présidente du Venezuela a déjà libéré plusieurs prisonniers politiques au cours des derniers jours, dont le beau-fils du principal candidat de l’opposition lors de la dernière élection présidentielle, Edmundo González Urrutia.
Dans le même temps, le président américain a indiqué qu’il entretient de bons rapports de travail avec l’ex-vice-présidente du gouvernement de Nicolás Maduro. Il n’a pas caché sa volonté d’associer María Corina Machado à la gestion des affaires de l’État vénézuélien.
La Rédaction
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