Décodage Info 4 févier 2026
Dans un communiqué publié ce mardi, le mouvement sociopolitique Lajenès Kisa W Vle (LKV) a vivement critiqué le dialogue de trois jours organisé à l’hôtel Montana par les quatre conseillers présidentiels. Présentée comme un « dialogue national », cette initiative n’aurait été, selon l’organisation, qu’une mise en scène politique dépourvue de vision et de portée historique.

Pour le LKV, cette rencontre relève du « théâtre politique » et les organisateurs ont échoué à proposer une issue crédible à la crise que traverse le pays. Ce processus n’a ni répondu aux attentes populaires ni ouvert la voie à une transition politique cohérente.
Fidèle à sa position depuis le 8 novembre 2025, le mouvement réaffirme la nécessité de mettre en place un exécutif monocéphale à compter du 7 février 2026, conformément à l’article 28.1 du décret portant création et fonctionnement du Conseil présidentiel de transition (CPT). Selon le communiqué, il n’y aura aucun vide institutionnel à cette date et le Conseil des ministres devra assurer la continuité de l’État avec un mandat unique et limité, visant à organiser des élections crédibles, inclusives et transparentes pour qu’un président démocratiquement élu prenne ses fonctions le 7 février 2027.
Le LKV plaide pour un gouvernement de transition à durée strictement limitée, doté d’une feuille de route claire et concentré sur des priorités non négociables telles que le rétablissement de la sécurité, l’organisation d’élections libres et crédibles, la relance des services publics essentiels et la mise en œuvre d’un programme minimal de redressement social.
Ce gouvernement devrait être composé de technocrates, de jeunes cadres compétents et de personnalités publiques crédibles, sélectionnés pour leur intégrité, leur expertise et leur indépendance vis-à-vis des clans politiques traditionnels. Il devra rendre des comptes à la nation, s’interdire toute prolongation de mandat et concentrer son action sur le retour à l’ordre constitutionnel par les urnes. Pour le LKV, la transition ne doit plus être un métier, mais un passage bref vers la souveraineté populaire.
Le mouvement appelle également à la signature dès le 8 février 2026 d’un Pacte de gouvernabilité réunissant les acteurs politiques sérieux et les composantes de la société civile, reposant sur la non-agression politique et la transparence totale dans la conduite de la transition. Estimant qu’Haïti mérite mieux que « la comédie des illusions et la diplomatie de l’hypocrisie », le LKV place son espoir dans la lucidité et la dignité d’une jeunesse qui refuse d’être complice du mensonge.
La Rédaction
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