États-Unis : La députée Sheila Cherfilus-McCormick visée par de nouvelles accusations

La députée démocrate de Floride, Sheila Cherfilus-McCormick, se retrouve à nouveau au cœur d’une enquête sur des pratiques de financement politique présumées illégales.

Cette fois, la procédure relève de la commission d’éthique de la Chambre des représentants, qui tiendra une rare audition publique le 5 mars prochain à Washington.
Déjà inculpée dans une affaire fédérale distincte concernant l’usage de fonds de son entreprise pour une campagne antérieure, l’élue est désormais accusée d’avoir bénéficié de transferts financiers suspects liés à sa sphère politique.

Selon un rapport parlementaire cité par le Miami Herald, plus de 800 000 dollars auraient circulé en 2022 depuis la société pétrolière haïtienne PetroGaz-Haïti S.A. vers des structures politiques proches de la députée. Le document décrit un circuit complexe impliquant l’organisation Progressive People Inc., présidée par le maire de North Miami Beach, Michael Joseph, et dont le vice-président était Corlie McCormick, époux de Sheila Cherfilus-McCormick.

D’après le rapport, 89 % des revenus de Progressive People Inc. auraient été redirigés vers une entité aujourd’hui dissoute, Truth & Justice Inc., qui aurait financé des dépenses de campagne non déclarées, notamment plus de 150 000 dollars pour des envois postaux. Le rapport mentionne également des liens avec plusieurs personnalités politiques, dont le maire de North Miami, Alix Desulme, et le consultant Mark Goodrich.

PetroGaz-Haïti, enregistrée en Floride sous le nom de Frédéric Elusma et ayant perçu 12,5 millions de dollars du gouvernement haïtien, serait la principale source des fonds. L’entreprise aurait par ailleurs des liens avec l’ancien sénateur haïtien Rony Célestin, sanctionné par les États-Unis en 2022 dans une affaire distincte.

Les personnes citées contestent toute irrégularité ou affirment ignorer l’origine exacte des sommes mentionnées.
Sheila Cherfilus-McCormick, de son côté, rejette l’ensemble des 27 allégations du rapport.

Dans une interview accordée au Miami Herald, elle dénonce une « déformation délibérée des faits » et accuse la procédure d’être utilisée à des fins politiques, assurant n’avoir commis aucune infraction.

DÉCODAGE lNFO

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