Gilbert Cicéron, journaliste, analyste politique et président de la Fédération des Jeunes pour une Nouvelle Haïti (FJNH), lance un appel vibrant à la jeunesse haïtienne. À 37 ans, cet entrepreneur, formateur en leadership et présentateur de l’émission « Espace-Vérité » sur la Radio Télévision Sans Fin 92.3 FM, plaide pour une implication active des jeunes dans le processus de reconstruction politique et sociale du pays.

Originaire de Fonds-Verrettes, dans l’arrondissement de la Croix-des-Bouquets, il possède un parcours diversifié qui combine expertise intellectuelle et engagement citoyen.« La crise actuelle, marquée par une insécurité généralisée, affecte tous les secteurs de notre vie nationale et pousse beaucoup de jeunes à quitter Haïti », déclare-t-il. Pour Gilbert Cicéron, cette situation, aussi dramatique soit-elle, représente un moment décisif : celui de prendre des décisions courageuses et stratégiques pour relancer le pays.
Selon lui, Haïti, fragilisée par des pratiques politiques contestées et l’influence de certains acteurs économiques et internationaux, a besoin d’une refondation profonde. « Nous avons besoin d’une nouvelle classe politique composée de patriotes engagés et de leaders responsables », insiste-t-il.Le journaliste et activiste politique appelle particulièrement les jeunes à s’impliquer dans la gestion des affaires publiques. « Aucune transformation durable ne peut se réaliser sans la participation active de la jeunesse.
Les jeunes doivent intégrer les partis politiques, les organisations sociales et les structures communautaires pour contribuer concrètement au développement national », souligne-t-il.Gilbert Cicéron rappelle que l’engagement ne se limite pas aux manifestations. « La participation peut prendre diverses formes : rédaction d’articles, débats publics, signatures de pétitions ou implication dans des initiatives communautaires. Ces actions renforcent la culture démocratique », affirme-t-il.
Citant l’ancien Secrétaire général de l’Organisation des Nations unies, Kofi Annan, il rappelle que « la construction d’une nation démocratique est un processus continu qui nécessite l’inclusion des jeunes générations. Une société qui se coupe de sa jeunesse compromet son propre avenir. »Il lance un message d’espoir et de responsabilité : « Je veux que les jeunes haïtiens dépassent les barrières psychologiques, politiques et économiques qui freinent leur engagement.
Malgré la peur ou l’intimidation, il est temps d’assumer nos responsabilités et de bâtir une Haïti libre, responsable, dynamique et prospère. »Avec cette vision, Gilbert Cicéron place la jeunesse au centre de l’avenir politique du pays, convaincu que son énergie, sa créativité et son engagement sont essentiels pour un renouveau national.
La Rédaction
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