Le professeur Vijonet Deméro a été officiellement installé, ce mercredi, à la tête du Ministère de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle (MENFP), lors d’une cérémonie organisée au siège de l’institution, en présence de cadres administratifs et de représentants du secteur éducatif.

La cérémonie était présidée par le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, qui a rappelé que l’éducation demeure une priorité nationale. Insistant sur la responsabilité de l’État envers la jeunesse, il a souligné le rôle stratégique du MENFP dans la stabilité institutionnelle et le développement du pays. Selon le chef du gouvernement, la mission confiée au nouveau titulaire du ministère s’inscrit dans une dynamique de renforcement du système éducatif, considéré comme un pilier fondamental de la reconstruction nationale.
Le Premier ministre a également salué le travail du ministre sortant, Augustin Antoine, évoquant un contexte particulièrement difficile pour le système éducatif. Il a reconnu les défis majeurs auxquels l’institution a été confrontée et a exprimé la gratitude de l’Exécutif pour les efforts consentis.Cette passation de pouvoir intervient toutefois dans un climat marqué par des tensions à l’École normale supérieure (ENS).
Un accord conclu entre des étudiants de l’institution et le MENFP aurait été suspendu, alimentant un mécontentement persistant. Cette situation, qui suscite des préoccupations dans le milieu universitaire, figure parmi les dossiers prioritaires que devra traiter le nouveau ministre.
Dans les grandes lignes de la feuille de route présentée par les autorités, l’amélioration de la qualité de l’enseignement à tous les niveaux, le renforcement de la formation initiale et continue des enseignants, la modernisation des programmes scolaires ainsi que la valorisation de la formation professionnelle occupent une place centrale. L’accès équitable à l’éducation est également réaffirmé comme un objectif majeur de l’action gouvernementale.
Prenant la parole, Vijonet Deméro a exprimé sa détermination à poursuivre les réformes engagées tout en ouvrant un dialogue franc avec les différents acteurs du système éducatif. Il a affirmé sa volonté d’apaiser les tensions, notamment à l’ENS, et de rétablir un climat de confiance propice au bon fonctionnement des institutions académiques.







