Trump annonce un « grand changement » à Cuba lors d’un sommet avec ses alliés latino-américains

Le président américain Donald Trump a affirmé samedi que Cuba « vit ses derniers moments », promettant un « grand changement » sur l’île communiste. Cette déclaration a été faite lors d’un sommet réunissant plusieurs dirigeants latino-américains alliés des États-Unis en Floride.

Décodage Info, 8 mars 2026-

Au cours de cette rencontre baptisée « Bouclier des Amériques », le locataire de la Maison-Blanche a laissé entendre que Washington pourrait prochainement s’attaquer au dossier cubain. « Je vais m’occuper de Cuba », a-t-il lancé, tout en précisant que l’administration américaine entendait d’abord « terminer l’opération en Iran » avant de se concentrer sur l’île.

Selon le président américain, des discussions seraient déjà en cours avec les autorités cubaines. Il a affirmé que celles-ci négociaient actuellement avec le secrétaire d’État Marco Rubio et lui-même en vue d’un éventuel accord. « Cuba va tomber très bientôt », a-t-il encore déclaré lors d’un entretien accordé au média américain CNN.Pour illustrer ses ambitions, Donald Trump a évoqué l’intervention américaine au Venezuela qui a conduit à la chute du président Nicolás Maduro.

Selon lui, Washington souhaite reproduire un scénario similaire à Cuba afin de provoquer une transformation politique majeure.Le sommet a réuni une douzaine de dirigeants d’Amérique latine considérés comme proches de Washington ou sensibles au discours nationaliste du président américain. Parmi eux figuraient notamment le président argentin Javier Milei et le chef d’État salvadorien Nayib Bukele.Durant son intervention, Donald Trump a également insisté sur la nécessité pour les pays du continent de renforcer la lutte contre les cartels du narcotrafic.

Il a appelé ses partenaires régionaux à coopérer plus étroitement avec les États-Unis et à mobiliser leurs forces armées pour combattre ces organisations criminelles. « Le seul moyen de vaincre ces ennemis est d’utiliser la puissance de nos armées », a-t-il déclaré, allant jusqu’à évoquer l’usage de missiles pour cibler les chefs de cartels.Washington mène déjà depuis plusieurs mois une campagne d’opérations militaires dans les Caraïbes et dans le Pacifique contre des embarcations soupçonnées d’être impliquées dans le trafic de drogue. Selon certaines estimations, ces opérations auraient fait au moins 150 morts.

Le président américain a également pointé du doigt le Mexique, qu’il a qualifié d’« épicentre de la violence des cartels ». La présidente mexicaine Claudia Sheinbaum n’était d’ailleurs pas présente à cette réunion, tout comme le président brésilien Luiz Inácio Lula da Silva et le président colombien Gustavo Petro.Malgré l’importance des enjeux régionaux, plusieurs pays n’ont pas été invités à cette rencontre stratégique. C’est notamment le cas d’Haïti, pourtant fortement touché par l’insécurité liée aux réseaux criminels transnationaux et aux trafics de drogue dans la région.

Le Premier ministre haïtien Alix Didier Fils-Aimé, souvent considéré comme aligné sur la politique américaine et arrivé au pouvoir dans un contexte largement soutenu par Washington, n’a pas été convié au sommet.Cette absence suscite des interrogations alors que le pays est l’un des plus durement frappés par l’insécurité liée au crime organisé dans la région, aux côtés du Mexique, de la Colombie et du Brésil, des États régulièrement cités comme centres majeurs des réseaux de narcotrafic dans l’hémisphère.

DÉCODAGE lNFO

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