Réunis à Accra du 17 au 19 juin 2026, des représentants de plusieurs États africains, caribéens et d’organisations internationales ont intensifié leur mobilisation en faveur de la reconnaissance et de la réparation des crimes liés à la traite transatlantique.

La conférence a débouché sur un ensemble de revendications communes : excuses officielles des anciennes puissances esclavagistes, création d’un mécanisme international de réparations financières, ainsi qu’une réforme des institutions multilatérales jugées encore marquées par les héritages historiques de cette période.
Cette initiative intervient après une résolution adoptée par les Nations unies qualifiant la traite transatlantique et l’esclavage de crime majeur contre l’humanité, une reconnaissance considérée comme un tournant diplomatique par les États participants.
Porté par le Ghana au nom de l’Union africaine, le texte a reçu un large soutien international, malgré certaines oppositions et abstentions de pays occidentaux.
Les discussions ont également insisté sur la nécessité de programmes de développement, d’éducation et de mémoire historique afin de compenser les conséquences durables de plusieurs siècles d’exploitation.
Cependant, plusieurs observateurs ont noté une visibilité limitée d’Haïti dans ces échanges.
Première République noire indépendante et premier État à avoir définitivement aboli l’esclavage après 1804, Haïti occupe pourtant une place centrale dans l’histoire de la résistance au système esclavagiste. Sa révolution a contribué à fragiliser l’ordre colonial et à accélérer le déclin du commerce transatlantique.
Son rôle historique majeur continue d’alimenter les débats sur sa reconnaissance dans les discussions contemporaines autour des réparations.
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