Les tensions militaires dans le Golfe persique connaissent une nouvelle escalade après les déclarations d’un parlementaire iranien qui a évoqué la possibilité d’une intervention terrestre de l’Iran au Koweït et à Bahreïn en cas d’attaque terrestre américaine contre son territoire.

Ahmad Bakhshayesh Ardestani, membre de la Commission de la sécurité nationale et de la politique étrangère du Parlement iranien, a affirmé que si les États-Unis lançaient une opération terrestre contre l’Iran, une riposte de Téhéran pourrait viser des pays de la région abritant des installations militaires américaines.
« Si l’armée américaine lance une invasion terrestre de l’Iran, il est très probable que nos forces terrestres entrent au Koweït et à Bahreïn », a déclaré le responsable iranien, selon des propos rapportés par plusieurs médias.
Cette déclaration intervient dans un contexte de tensions croissantes entre Washington et Téhéran, alors que les deux puissances multiplient les avertissements et les démonstrations de force dans une région stratégique pour l’économie mondiale en raison de ses ressources énergétiques.
Le parlementaire iranien a également réagi aux menaces américaines visant l’île de Kharg, un important site pétrolier iranien situé dans le Golfe. Il a estimé que toute tentative d’occupation de cette zone exposerait les forces américaines à des frappes iraniennes, qualifiant leurs positions de « cibles faciles » pour les missiles de Téhéran.
Des inquiétudes grandissantes dans les monarchies du Golfe
Parallèlement aux déclarations politiques, les tensions sur le terrain alimentent les craintes d’un élargissement du conflit. Des informations faisant état d’attaques de drones visant des installations militaires américaines dans la région ont provoqué de vives réactions dans plusieurs capitales arabes.
Les bases militaires d’Ali Al-Salem au Koweït et d’Al-Sheikh Isa à Bahreïn, qui accueillent des forces américaines, figurent parmi les sites considérés comme sensibles dans le cadre d’une éventuelle confrontation entre Washington et Téhéran.
Face à cette situation, le Conseil des ministres arabes de l’Intérieur a exprimé son soutien au Koweït et à Bahreïn, dénonçant toute menace susceptible de porter atteinte à leur souveraineté et à leur sécurité nationale.
Les pays du Golfe redoutent qu’une confrontation directe entre l’Iran et les États-Unis ne provoque un embrasement régional, avec des conséquences sécuritaires et économiques importantes.
Alors que les déclarations militaires se multiplient, la communauté internationale surveille avec attention l’évolution de la situation dans le Golfe, une zone où un affrontement pourrait rapidement dépasser les frontières iraniennes et américaines pour toucher plusieurs pays voisins.
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