La structure dite « Opposition plurielle » a lancé un appel à la mobilisation démocratique et au rassemblement national autour d’un « Front du Refus ». Cette initiative entend fédérer les secteurs politiques et sociaux opposés aux conditions actuelles de la transition et du processus électoral, dans un contexte marqué par l’insécurité, la crise institutionnelle et une profonde perte de confiance envers les autorités publiques.

Dans sa déclaration, la structure dresse un constat sévère de la situation nationale. Elle dénonce l’affaiblissement de l’autorité de l’État, la généralisation de l’insécurité, la corruption et l’impasse politique. Selon ses responsables, un pouvoir dont la légitimité démocratique est contestée et qui ne parvient pas à garantir la sécurité de la population ne dispose pas de la crédibilité nécessaire pour organiser des élections devant conduire au renouvellement des institutions.
La structure dite « Opposition plurielle » critique également l’attitude d’une partie de la communauté internationale, accusée de reconnaître la gravité de la crise sécuritaire tout en continuant à soutenir un calendrier électoral jugé éloigné des réalités du pays. Elle estime que l’insécurité est devenue un facteur pouvant être utilisé à des fins politiques et économiques, contribuant davantage à fragiliser les institutions démocratiques.
Le regroupement conteste aussi le décret électoral, qu’il considère comme adopté sans un véritable consensus national et susceptible, selon lui, de favoriser certains acteurs déjà installés dans le paysage politique. Pour ses dirigeants, l’organisation d’élections sans garanties sécuritaires suffisantes, sans institutions solides, sans une administration électorale indépendante et sans confiance populaire risque d’aboutir à une nouvelle crise de légitimité.
Toutefois, la structure précise qu’elle ne s’oppose pas au principe même des élections. Elle affirme plutôt vouloir créer les conditions nécessaires à la tenue d’un scrutin libre, inclusif, transparent et crédible. Elle appelle ainsi les organisations politiques, les syndicats, les mouvements sociaux, les jeunes, les femmes, les universitaires, les acteurs économiques et les membres de la diaspora à rejoindre cette démarche.
Pour la structure dite « Opposition plurielle », Haïti se trouve à un moment décisif de son histoire. Elle plaide pour une nouvelle dynamique politique capable, selon elle, de favoriser le rétablissement de l’ordre institutionnel et constitutionnel. Elle affirme inscrire son action dans la défense de la démocratie, de la souveraineté nationale et de l’intérêt supérieur de la Nation.
Décodage Info







