Une lettre ouverte signée par Delson CIUS relance le débat sur la place des jeunes dans la politique haïtienne. L’auteur réagit aux récentes déclarations de l’ancien député Yves Dupras, qui invite les jeunes à se former, à acquérir de l’expérience et à ne pas voir la politique comme un moyen de rechercher des privilèges. Sur le principe, Delson CIUS dit comprendre ce message. Mais il pose une question simple : ceux qui ont déjà exercé le pouvoir ne doivent-ils pas, eux aussi, rendre des comptes ?

C’est autour de cette question que l’auteur interpelle directement Yves Dupras sur son passage au Parlement. Élu député de Môle-Saint-Nicolas durant la 50e législature, l’ancien parlementaire est invité à parler de son propre bilan. Qu’a-t-il réalisé pour sa circonscription ? Quelles propositions a-t-il défendues ? Quelle trace a-t-il laissée au Parlement ? Pour Delson CIUS, demander aux jeunes de prouver leur capacité à servir le pays est légitime, mais cette exigence doit également s’appliquer à ceux qui ont déjà occupé des fonctions publiques.
La lettre remet aussi en question l’idée que la jeunesse serait naturellement plus vulnérable à la corruption. Pour son auteur, l’âge ne suffit pas à déterminer le comportement d’un responsable. Un jeune peut manquer d’expérience tout en restant honnête et animé par la volonté de servir. À l’inverse, plusieurs années passées dans la politique ne constituent pas automatiquement une garantie d’intégrité. Le vrai défi, estime-t-il, se trouve dans l’éthique, la transparence, la responsabilité et la capacité des institutions à contrôler ceux qui exercent le pouvoir.
Delson CIUS évoque également les privilèges liés à certaines fonctions publiques, notamment la perception entourant les plaques officielles et parlementaires. Il prend cependant soin de rappeler que les rumeurs qui circulent dans la société ne peuvent pas être transformées en accusations sans preuves. Au-delà de ces récits, il estime qu’une question demeure : comment empêcher que les symboles et les privilèges de l’État soient utilisés à des fins personnelles ou deviennent synonymes d’impunité ?
Autre sujet soulevé : le financement des campagnes électorales. Qui finance les candidats ? Avec quel argent ? Et surtout, qu’attendent certains financiers en retour ? Pour l’auteur, le problème de la corruption peut commencer bien avant qu’un candidat ne prête serment. Des financements opaques peuvent créer des dépendances et ouvrir la voie à des conflits d’intérêts une fois le pouvoir conquis. Delson CIUS plaide donc pour davantage de transparence sur le patrimoine des élus, leurs campagnes électorales et leurs éventuels liens avec des intérêts privés.
Pour Delson CIUS, la jeunesse haïtienne doit effectivement se préparer avant de prétendre diriger le pays. Elle doit se former, travailler, entreprendre et comprendre que la politique est d’abord une responsabilité envers la population. Mais les jeunes ne peuvent pas porter seuls le poids des échecs du système. L’auteur invite ainsi les anciennes générations à regarder leur propre parcours avec honnêteté. Car si Haïti veut réellement changer, il ne suffira pas de changer les visages : il faudra aussi changer les pratiques, renforcer les institutions et montrer aux jeunes, par l’exemple, ce que signifie réellement servir le pays.
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