Port-au-Prince, 14 septembre 2026. — Vingt jours après l’attaque meurtrière perpétrée à Kenscoff, qui a fait plus de 47 morts selon les Nations unies, la situation dans la zone continue de susciter de vives inquiétudes. Plusieurs personnes sont également portées disparues, alors qu’aucune opération d’envergure contre les groupes armés responsables des violences n’a, jusqu’ici, été annoncée.

Dans un message publié lundi 14 septembre 2026 sur le réseau social X, Radio Télé MétroNomme dénonce l’absence d’une réponse sécuritaire à la hauteur de la gravité de la situation. La station estime que le pouvoir en place semble dépassé par les événements, alors que la population de Kenscoff continue de vivre dans la peur.
Radio Télé MétroNomme critique également l’action du gouvernement dirigé par le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé. Selon la station, les autorités continuent de bénéficier des ressources de l’État alors que les populations victimes de l’insécurité restent exposées aux violences des groupes armés.
La station reproche par ailleurs aux membres du gouvernement de privilégier les communications publiques au détriment d’actions concrètes sur le terrain. Elle estime que les ministres se limitent trop souvent à publier des communiqués de presse, dans un contexte marqué par la multiplication des attaques contre la population.
Le massacre de Kenscoff, survenu dans la nuit du 23 au 24 août 2026, avait provoqué un nouveau déplacement massif de populations et ravivé les inquiétudes concernant la capacité des autorités à reprendre le contrôle des zones occupées ou menacées par les groupes armés.
Vingt jours après les faits, la question demeure donc celle de la réponse de l’État face aux violences et de la capacité des autorités à assurer la sécurité des habitants de Kenscoff.
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