États-Unis : Washington relance son projet de taxation des visas H-1B

Washington, lundi 2 novembre 2026 — L’administration de Donald Trump cherche une nouvelle façon d’imposer des frais sur les visas H-1B, utilisés par les entreprises américaines pour recruter des travailleurs étrangers qualifiés. Cette démarche intervient après le blocage, par un juge fédéral, de la taxe de 100 000 dollars annoncée par le président américain en 2025.

Le département de la Sécurité intérieure (DHS) a soumis une nouvelle proposition réglementaire. Le gouvernement affirme que les frais envisagés serviraient à couvrir les coûts de gestion du système d’immigration légale. Il accuse également certaines entreprises d’utiliser ces visas pour remplacer des travailleurs américains au lieu de recruter des étrangers en complément de la main-d’œuvre locale.

La proposition n’est pas encore entrée en vigueur. Elle doit d’abord être soumise aux commentaires du public et pourrait être contestée en justice.

La première taxe bloquée par un juge

En septembre 2025, Donald Trump avait imposé une taxe de 100 000 dollars sur les visas H-1B par proclamation présidentielle. Son administration présentait cette mesure comme un moyen de lutter contre les abus dans le recrutement de travailleurs étrangers.

Mais en juin 2026, un juge fédéral a bloqué la taxe à la suite d’une plainte déposée par 20 États dirigés par des démocrates. Ces États estimaient que le président ne pouvait pas imposer une telle mesure sans respecter les pouvoirs du Congrès.

L’affaire doit encore être examinée en appel. En attendant, l’administration Trump tente de passer par une procédure réglementaire pour instaurer de nouveaux frais.

Les entreprises face à de possibles changements

Mis en place en 1990, le programme H-1B permet aux entreprises américaines d’embaucher des professionnels étrangers dans des domaines spécialisés, notamment l’informatique, l’ingénierie, la médecine et les sciences.

Les visas sont généralement accordés pour trois ans et peuvent être prolongés jusqu’à six ans. Le programme prévoit habituellement un plafond annuel de 85 000 nouvelles attributions, avec des règles différentes selon les catégories de bénéficiaires.

Les entreprises technologiques figurent parmi les grandes utilisatrices de ces visas, qui leur permettent de recruter des profils qualifiés à l’étranger. Des dirigeants comme Elon Musk et Sundar Pichai ont eux aussi bénéficié de ce dispositif au cours de leur parcours.

L’éventuelle hausse des frais suscite des inquiétudes chez les défenseurs du programme. Ils craignent que des coûts supplémentaires compliquent le recrutement de professionnels étrangers, notamment dans les entreprises technologiques, les hôpitaux et les secteurs scientifiques.

La suite dépendra désormais des commentaires recueillis par les autorités américaines et des éventuelles contestations judiciaires. Pour les entreprises concernées, les nouvelles règles pourraient modifier les conditions de recrutement de travailleurs étrangers, si la proposition est finalement adoptée.

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