Décodage Info, 18 février 2026
Le Corps d’intervention et de maintien de l’ordre (CIMO), considéré comme la première unité spécialisée créée au sein de la Police nationale d’Haïti et fort de ses 30 années d’existence, applique depuis ce mercredi 18 février 2026 une série de nouvelles dispositions disciplinaires internes.

Ces mesures touchent principalement à la présentation physique des agents, au respect strict du port de l’uniforme et aux procédures d’identification dans les bases opérationnelles.Selon les directives adoptées, tout policier portant des dreadlocks, une barbe ou une cagoule ne pourra plus endosser l’uniforme du CIMO tant qu’il ne se sera pas conformé aux nouvelles exigences.
Les policières ayant les cheveux longs ou teints sont également visées par cette réglementation. Il est précisé que tout agent qui se présente au travail sans uniforme sera considéré comme absent. Trois absences entraîneront une qualification d’abandon de poste.Les policières affectées aux secrétariats devront désormais travailler exclusivement en uniforme, la tenue civile étant interdite durant les heures de service.
À compter de ce 18 février 2026, les policiers présents dans les bases du CIMO devront en outre rester tête découverte — sans chapeau, képi, foulard ni cagoule — afin de permettre des vérifications et une identification immédiate.
Ces décisions interviennent dans un contexte sécuritaire particulièrement préoccupant. Ces dernières années, plusieurs cas d’enlèvements ont été recensés dans la zone métropolitaine de Port-au-Prince, impliquant des individus cagoulés vêtus d’uniformes de la Police nationale. Lors de différentes opérations menées dans des fiefs de groupes armés, des uniformes spécialisés de la PNH ont également été retrouvés, alimentant les craintes liées à l’usurpation d’identité policière.
La Rédaction
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