La politique étrangère de Donald Trump, qualifiée par certains analystes de “doctrine Donroe “, ainsi que ses menaces formulées le 7 mars 2026 contre Cuba, sont perçues par plusieurs observateurs comme un facteur d’instabilité pour la souveraineté des États du continent américain.Baptisée « doctrine Donroe », cette approche est présentée comme une réactualisation de la Doctrine Monroe proclamée en 1823. Si le slogan originel , « l’Amérique aux Américains » , visait alors à écarter les puissances européennes du continent, certains analystes estiment qu’il sert aujourd’hui à justifier un droit de regard accru de Washington sur ses voisins, parfois perçus davantage comme un espace stratégique que comme des partenaires souverains.

Cette orientation s’est traduite récemment par une pression accrue sur Cuba. Lors du sommet « Bouclier des Amériques », tenu le 7 mars à Miami, le président américain, entouré notamment des dirigeants Nayib Bukele et Javier Milei, a évoqué la création d’une coalition militaire destinée à lutter contre les cartels. Il a également laissé entendre que l’île pourrait être la prochaine cible de cette stratégie.
Dans son discours, le président américain a par ailleurs lié l’évolution politique de Cuba à celle du Venezuela, déclarant :« Au moment où nous accomplissons une transformation historique au Venezuela, nous sommes impatients de voir le grand changement qui va bientôt se produire à Cuba. »Cette stratégie aurait atteint son point culminant avec l’intervention militaire menée au Venezuela en janvier 2026.
L’opération baptisée « Absolute Resolve » aurait conduit à la capture de Nicolás Maduro et de son épouse, marquant un tournant majeur dans l’équilibre géopolitique régional.Cette intervention a suscité de nombreuses critiques dans la région. Le président colombien Gustavo Petro a notamment dénoncé une atteinte à la souveraineté d’un État.
Des dirigeants de Brésil, du Mexique, du Chili et de Uruguay ont également exprimé leurs réserves, certains y voyant un retour à une forme d’interventionnisme unilatéral sur le continent.Plus de deux siècles après la doctrine Monroe, certains observateurs estiment que la politique de Washington marque une évolution radicale. Là où la doctrine de 1823 visait principalement à exclure les puissances européennes du continent, la stratégie actuelle serait perçue par ses critiques comme une volonté d’imposer une influence dominante sur les Amériques.
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