Après la tragédie survenue à la Citadelle Laferrière, une question s’impose avec insistance dans l’opinion publique haïtienne. Qui doit répondre de ce drame ? Alors que le bilan humain reste lourd et que les circonstances demeurent floues, la problématique de la responsabilité ne peut être éludée.

L’Office de la Protection du Citoyen (OPC) pointe la nécessité d’établir clairement les faits. Pour l’institution, il ne s’agit pas seulement de comprendre ce qui s’est passé, mais surtout de déterminer les manquements éventuels dans l’organisation, la sécurité et la gestion du site.
La Citadelle, symbole historique majeur, est placée sous la responsabilité des autorités publiques, notamment du ministère de la Culture et des collectivités territoriales. À ce titre, l’État a une obligation de sécurité envers les visiteurs.
Toute défaillance dans l’encadrement, le contrôle des accès ou la gestion des foules pourrait engager sa responsabilité administrative.
Mais au-delà de l’État, d’autres acteurs pourraient être concernés : organisateurs d’activités, responsables locaux ou toute entité ayant contribué à la tenue de l’événement. Si des négligences ou imprudences sont établies, des poursuites judiciaires pourraient être envisagées.
En toile de fond, c’est le droit à la vie, garanti par la Constitution et les engagements internationaux d’Haïti, qui semble avoir été mis à mal. D’où l’exigence d’une enquête sérieuse, non seulement pour situer les responsabilités, mais aussi pour éviter que de tels drames ne se reproduisent.
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