Port-au-Prince, 4 mai 2026 — Le projet de décret électoral soumis par le Conseil électoral provisoire (CEP) à l’exécutif continue de susciter des réactions contrastées, notamment en raison d’une exigence jugée majeure : chaque parti ou regroupement politique devra présenter une liste de 30 000 membres, adhérents ou sympathisants, pour pouvoir inscrire des candidats aux prochaines élections.

Selon l’article 139 du texte, les personnes inscrites doivent être en règle avec leurs droits civils et politiques. Une mesure qui est perçue par une large partie de l’opinion publique comme une initiative positive, visant à assainir le système politique et à renforcer la crédibilité des partis.
Pour ses partisans, cette disposition permettrait de limiter la prolifération de structures politiques sans véritable base sociale et de favoriser des organisations disposant d’un ancrage réel dans la population.
Mais plusieurs acteurs politiques expriment leurs réserves. Ils estiment que cette exigence pourrait exclure de nombreuses petites formations politiques, incapables de réunir et de vérifier une telle base de données dans les délais prévus.
Le projet prévoit également des mécanismes de contrôle stricts pour vérifier l’authenticité des listes, notamment afin d’éviter les doublons et les inscriptions irrégulières liées aux Numéros d’Identification Nationale uniques (NINU).
Entre soutien d’une partie de l’opinion publique et critiques du monde politique, cette disposition s’impose déjà comme l’un des points les plus débattus du projet de décret électoral.
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