Face à la situation sécuritaire qui ne cesse de se dégrader sur le terrain, les annonces officielles peinent désormais à convaincre une population à bout de souffle.

En effet. Le mardi 14 avril 2026, le siège de la Police nationale d’Haïti (PNH) a une nouvelle fois servi de cadre à une rencontre de haut niveau : le directeur général Vladimir Paraison y a reçu le major-général Erdenebat Batsuuri, commandant de la Force de répression des gangs (FSG).
Derrière les discours sur la coopération internationale , impliquant notamment des officiers tchadiens et srilankais, la réalité du terrain continue de contredire les communiqués officiels.
Le déploiement annoncé de la FSG, censé atteindre 5 500 membres d’ici octobre 2026, apparaît de plus en plus incertain.
Entre le retrait de certains contingents kenyans et les priorités géopolitiques ailleurs dans le monde, notamment au Moyen-Orient, les échéances semblent relever davantage de la projection que d’un plan réellement maîtrisé.
Pendant que les autorités affinent leurs stratégies en salle, des zones comme l’Artibonite ou Séguin continuent de sombrer dans la violence, au rythme d’attaques meurtrières que la PNH ne parvient pas à contenir.
Malgré des promesses récurrentes de reconquête territoriale , le scepticisme s’est profondément enraciné. Depuis plusieurs années, réunions, conférences et initiatives internationales se multiplient sans produire de résultats tangibles sur le terrain.
La question n’est plus seulement celle de la volonté politique, mais bien celle de la capacité réelle de l’appareil sécuritaire, même appuyé par des partenaires étrangers, à faire face à des groupes armés plus puissants et mieux structurés que jamais.
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