
L’Office National d’Assurance Vieillesse (ONA) se retrouve une nouvelle fois sous les projecteurs judiciaires. Dans une correspondance adressée à sa Directrice générale, Lovely François, le Tribunal de première instance de Port-au-Prince exige la mise à disposition de plusieurs employés pour être entendus par le cabinet d’instruction, signe que l’enquête sur des pratiques jugées suspectes franchit un cap important.Decodage, 20 avril 2026Sept employés de l’institution publique sont convoqués le mercredi 22 avril 2026 à partir de 9 heures du matin.
Ils devront s’expliquer dans le cadre d’une information judiciaire ouverte contre Mare Jemley Jean-Baptiste, poursuivi pour abus de fonction. Cette convocation massive au sein de l’organisme soulève déjà de sérieuses interrogations sur les mécanismes internes de contrôle et de gestion.
À l’origine de cette procédure figure un rapport de l’Unité de Lutte Contre la Corruption (ULCC) évoquant des prêts hypothécaires accordés dans des conditions jugées douteuses à deux bénéficiaires. Ce nouveau développement alimente les critiques persistantes visant la gouvernance et la transparence de l’institution, souvent pointée du doigt dans le débat public.
Les employés convoqués ont été informés de leur droit d’être assistés par leurs avocats lors de leur audition. Mais au-delà des auditions individuelles, cette affaire pourrait fragiliser davantage l’image de l’ONA et raviver les inquiétudes sur la gestion des fonds publics à Port-au-Prince.
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