Jacmel, 1er juillet 2026.- Cinq détenus ont perdu la vie à la prison civile de Jacmel durant la dernière semaine de juin 2026. Selon les premières informations disponibles, ces décès seraient liés à une forme sévère de malnutrition, localement connue sous le nom de « charlet ».

Ce drame relance les préoccupations autour des conditions de détention en Haïti, déjà dénoncées depuis plusieurs années par des organisations de défense des droits humains.
Celles-ci pointent régulièrement la surpopulation carcérale, l’insuffisance alimentaire, l’insalubrité des cellules ainsi que le manque criant de soins médicaux dans les établissements pénitentiaires du pays.
La situation s’est davantage détériorée après les attaques de groupes armés contre le Pénitencier national et la prison civile de la Croix-des-Bouquets, aujourd’hui endommagés ou hors service. Cette paralysie partielle du système carcéral a entraîné une pression accrue sur les autres centres de détention, notamment celui de Jacmel.
Sur place, les détenus vivent dans des conditions jugées critiques : pénurie de nourriture, hygiène défaillante et accès très limité aux services de santé. Plusieurs organisations humanitaires alertent sur un risque d’aggravation de la situation si aucune mesure urgente n’est prise.
Face à ce constat, des acteurs de la société civile appellent les autorités à intervenir sans délai. Ils réclament un approvisionnement régulier en nourriture, un renforcement du système de soins en détention ainsi qu’une réforme structurelle du système carcéral haïtien.
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