Port-au-Prince, 21 septembre 2026 — Le Ministère de la Planification et de la Coopération Externe (MPCE) déploie, à partir de ce lundi, une délégation de haut niveau dans le Grand Sud. Conduite par la ministre Sandra Paulemon, cette mission concerne les Nippes, la Grand’Anse, le Sud et le Sud-Est, avec pour objectif d’évaluer les priorités territoriales et leur prise en compte dans les mécanismes de planification publique.

Le déplacement intervient dans des départements confrontés à d’importants besoins en infrastructures, en services publics et en investissements. Dans ce contexte, le principal enjeu pour le ministère sera de déterminer comment les réalités identifiées sur le terrain pourront être intégrées aux politiques publiques et à la programmation des ressources.
La délégation comprend le directeur général du MPCE, Guy Roméro Latry, ainsi que plusieurs responsables techniques intervenant dans la planification, l’investissement public, l’aménagement du territoire, la coordination des organisations non gouvernementales et l’accompagnement des directions départementales.
Les Tables départementales de concertation figurent au programme de la mission. Elles doivent notamment permettre de faire ressortir les priorités propres à chaque département et les contraintes qui entravent leur développement. Mais l’enjeu dépasse la collecte des revendications : les résultats devront être suivis de décisions, de financements et de projets susceptibles d’être évalués.
La ministre doit également échanger avec les autorités locales et le personnel des directions départementales du MPCE afin d’examiner les conditions de fonctionnement des structures déconcentrées et les difficultés auxquelles elles sont confrontées.
Cette mission intervient après un déplacement du ministère dans le Grand Nord au début du mois de septembre. La multiplication de ces initiatives territoriales soulève néanmoins une question centrale : quelle sera leur traduction concrète dans les décisions publiques ?
Dans les départements du Grand Sud, où les besoins restent considérables, les populations attendent davantage que des diagnostics. Les priorités identifiées devront pouvoir déboucher sur des interventions concrètes dans des secteurs tels que les infrastructures, les services essentiels et l’investissement public.
Le gouvernement devra donc démontrer sa capacité à passer de la planification à l’exécution. La portée de cette démarche dépendra moins du nombre de réunions organisées que des ressources mobilisées, des projets retenus et de leur niveau réel d’exécution.
Le bilan de cette mission ne pourra ainsi être établi qu’à partir de ses suites. Les décisions prises, les financements engagés et les résultats observables dans les quatre départements concernés constitueront les principaux indicateurs permettant d’en mesurer la portée.
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