Dans un contexte politique déjà fragile, une nouvelle controverse éclabousse le Conseil Présidentiel de Transition (CPT) en Haïti. Selon les déclarations de Pierre Espérance, directeur exécutif du Réseau National de Défense des Droits Humains (RNDDH), plusieurs membres du CPT exerceraient des pressions sur le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé pour qu’il leur verse une prime de départ dépassant les 500 000 dollars américains, et ce, avant le 7 février 2025, date marquant la fin présumée de la transition actuelle.

Pierre Espérance va plus loin, affirmant que des menaces directes auraient été adressées au chef du gouvernement en cas de refus d’exécution de ce paiement, une situation jugée alarmante pour la stabilité institutionnelle du pays.
Cette affaire soulève d’autant plus d’inquiétudes que plusieurs conseillers du CPT sont déjà cités dans des scandales de corruption. On se souvient notamment du dossier de la Banque Nationale de Crédit (BNC)dans lequel les noms de Smith Augustin, Emmanuel Vertilaire et Louis Gérald Gilles avaient été mentionnés.
Alors que le peuple haïtien espère une transition crédible et intègre, cette nouvelle polémique appelle à des explications claires et à des enquêtes sérieuses. La légitimité du CPT et la crédibilité du processus de sortie de crise sont plus que jamais en jeu.
La Rédaction
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