Port-au-Prince, le 22 octobre 2026. — L’Administration générale des douanes (AGD) a collecté 36,512 milliards de gourdes entre juillet et septembre 2026. Les recettes restent fortement concentrées dans deux bureaux douaniers, celui du port de Port-au-Prince et celui du Cap-Haïtien, qui représentent ensemble environ 91,7 % du montant total enregistré durant le trimestre.

Selon les statistiques de la Direction de recherches et de statistiques (DRS) de l’AGD, les recettes douanières ont atteint 12,363 milliards de gourdes en juillet, avant de reculer à 11,226 milliards en août. Elles sont ensuite remontées à 12,923 milliards en septembre, soit une progression d’environ 15,1 % par rapport au mois précédent.
Le montant collecté en septembre dépasse également de 4,5 % celui enregistré en juillet, traduisant une hausse des perceptions au terme du trimestre.
Port-au-Prince concentre près de 80 % des recettes
Le port de Port-au-Prince domine largement la répartition des recettes douanières. Il a généré 29,031 milliards de gourdes entre juillet et septembre, soit 79,51 % du total annoncé par l’AGD.
Le bureau du Cap-Haïtien arrive en deuxième position avec 4,440 milliards de gourdes, représentant 12,16 % des recettes trimestrielles. À eux deux, ces bureaux ont rapporté 33,471 milliards de gourdes.
Les autres postes douaniers affichent des montants nettement inférieurs. Saint-Louis-du-Sud a enregistré 740,1 millions de gourdes, suivi de Miragoâne avec 642,4 millions. Ouanaminthe a rapporté 463,5 millions, tandis que l’aéroport de Port-au-Prince a généré 446 millions de gourdes.
Les perceptions ont également atteint 303,9 millions de gourdes à Saint-Marc, 195,3 millions à Malpasse et 160,5 millions aux Gonaïves. D’autres bureaux, notamment ceux de Jacmel, Belladère, Port-de-Paix, Petit-Goâve et de la Société nationale des parcs industriels (SONAPI), figurent aussi dans les statistiques de l’administration douanière.
Des recettes fortement concentrées
La prédominance des bureaux de Port-au-Prince et du Cap-Haïtien ressort nettement des chiffres publiés pour le troisième trimestre de l’exercice 2026. Cette concentration soulève la question de la répartition des activités douanières entre les différents postes du pays.
Toutefois, les montants collectés ne suffisent pas, à eux seuls, à expliquer les écarts observés. Les données disponibles ne permettent pas de déterminer dans quelle mesure ceux-ci résultent du volume des marchandises importées, de la valeur des biens déclarés ou des contrôles effectués dans chaque bureau.
L’évolution des recettes au cours des prochains mois permettra de suivre la tendance des perceptions douanières et leur répartition géographique.
Francesca Laury
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