La commémoration des 70 ans de relations diplomatiques entre Haïti et Taïwan, organisée en présence du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, a surtout mis en avant un partenariat historique aux résultats discutés.

Au-delà des discours officiels, la question de l’impact réel de cette coopération sur le développement du pays reste posée.
Selon les autorités, cette relation bilatérale a permis des avancées dans plusieurs domaines, notamment la santé, l’agriculture, la formation et le soutien institutionnel.
Taïwan est également salué pour son appui lors de crises majeures, dont le séisme de 2010 et la pandémie de COVID-19.
Cependant, sur le terrain, les effets de cette coopération apparaissent limités. Les services publics demeurent fragiles, les infrastructures hospitalières insuffisantes et la sécurité alimentaire reste préoccupante. Malgré plusieurs décennies de partenariat, les transformations structurelles attendues tardent à se concrétiser.
Le gouvernement met aussi en avant les programmes de bourses et de formation offerts aux jeunes Haïtiens. Néanmoins, leur portée reste jugée insuffisante face à l’ampleur de la fuite des compétences et à la crise persistante de l’emploi qualifié.
Par ailleurs, le renforcement de la coopération en matière de sécurité est présenté comme une priorité, notamment dans la perspective de futures échéances électorales. Une orientation qui suscite des interrogations, alors que l’insécurité en Haïti relève en grande partie de défis internes profonds.
Ainsi, si ces 70 années de relations diplomatiques sont célébrées comme une réussite sur le plan politique, leur impact concret dans la vie quotidienne des citoyens demeure limité, révélant un décalage persistant entre engagements officiels et réalités socio-économiques.
Jean Gilles Désinors
Décodage Info







