Décodage Info, 21 avril 2026
Les autorités haïtiennes multiplient les démarches auprès de leurs partenaires internationaux afin de stabiliser une économie fragilisée par une insécurité persistante.

En déplacement à Washington, le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé a conduit une délégation gouvernementale lors d’une rencontre avec le Fonds monétaire international.
Au cœur des discussions figuraient le programme économique en cours ainsi que les défis majeurs liés à la sécurité, qui continuent de peser lourdement sur toute perspective de relance. Si le FMI a salué certains progrès dans la gestion des finances publiques, notamment le maintien de réserves jugées acceptables malgré un contexte international tendu , la situation interne demeure préoccupante.
Le gouvernement haïtien a réaffirmé sa volonté de reprendre le contrôle des zones dominées par des groupes armés, condition essentielle, selon lui, pour relancer l’économie et organiser des élections « crédibles, libres et inclusives » d’ici la fin de l’année 2026. Une ambition qui suscite toutefois des interrogations, tant l’insécurité continue de s’étendre dans plusieurs régions du pays.
Parallèlement, les échanges ont porté sur la nécessité de stimuler l’emploi, en particulier chez les jeunes, et d’accélérer les réformes fiscales. La mobilisation des recettes internes et le renforcement des contrôles aux frontières figurent parmi les priorités évoquées afin d’améliorer la capacité financière de l’État.
Autre point central : le renforcement du système judiciaire. Les deux parties ont reconnu que la lutte contre l’impunité demeure un levier indispensable pour restaurer l’autorité de l’État et regagner la confiance de la population.
Le FMI a, de son côté, réaffirmé sa disponibilité à accompagner Haïti à travers une assistance technique et un soutien ciblé. Reste à savoir si ces engagements pourront produire des effets concrets dans un contexte où l’insécurité demeure le principal obstacle à toute réforme durable.
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