Le Forum pour la refondation de la société haïtienne (FRESH) a lancé, ce samedi, un appel ferme en faveur du retour immédiat du pouvoir au peuple haïtien, dans un climat marqué par une crise politique et institutionnelle qu’il juge sans précédent depuis l’assassinat du président Jovenel Moïse.

Décodage Info, le 2 mai 2026
Dans une note officielle rendue publique le 2 mai, l’organisation estime que le pays traverse une grave crise de légitimité des institutions publiques, aggravée par l’incapacité des autorités à répondre aux besoins essentiels de la population.
Le FRESH dénonce notamment la montée de l’exclusion sociale, l’aggravation de la pauvreté, l’insécurité persistante ainsi que l’effondrement progressif des structures démocratiques.
Selon cette organisation, la souveraineté nationale appartient exclusivement au peuple haïtien, considéré comme le seul détenteur légitime du pouvoir suprême. En conséquence, elle plaide pour la création de nouvelles structures démocratiques aptes à redonner la parole aux citoyens et à rétablir l’autorité de l’État sur des bases populaires.
Proposition d’un Congrès général du peuple
Pour concrétiser cette vision, le FRESH propose la mise en place d’un Congrès général du peuple (CGEP), présenté comme l’expression directe de la volonté populaire et chargé de reconstruire les institutions républicaines.
Cette instance aurait pour mission de superviser l’action gouvernementale, désigner une Assemblée constituante, mettre en place les organes responsables d’un référendum constitutionnel, nommer les membres de la Cour de cassation ainsi que ceux de la Cour supérieure des comptes.
Le Congrès serait composé de délégués issus des différentes collectivités territoriales du pays, aussi bien des zones urbaines que rurales.
Un engagement pour la souveraineté populaire
En conclusion, le FRESH affirme vouloir soutenir, par tous les moyens légitimes, toute initiative visant à restaurer concrètement la souveraineté populaire en Haïti.
Le document est signé par Samuel Asselhomme, coordonnateur général du mouvement, et Daan-Gorver Noncent, porte-parole.
Jean Gilles Désinord
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