Le déficit de services publics dans les sections communales préoccupe André Raphaël. Dans une intervention consacrée aux difficultés auxquelles sont confrontées les populations rurales, il appelle les autorités haïtiennes à revoir leur approche et à renforcer la présence de l’État au-delà des grands centres urbains.

Port-au-Prince, le 25 Septembre 2025.
Pour André Raphaël, l’accès aux services essentiels ne devrait pas dépendre du lieu où vivent les citoyens. Il estime que les communautés rurales doivent pouvoir compter sur des institutions capables de répondre à leurs besoins en matière d’éducation, d’administration et de développement local.
L’éducation comme priorité
La situation des enseignants constitue l’un des principaux points de son intervention. André Raphaël attire l’attention sur des professeurs qui, dans plusieurs sections communales, continueraient à travailler sans nomination officielle.
Il considère que cette situation ne peut être durable et demande aux autorités concernées de prendre les mesures nécessaires pour régulariser les enseignants et renforcer le fonctionnement des établissements scolaires.
Il estime également que l’État doit investir davantage dans les infrastructures scolaires et créer les conditions permettant aux enfants des zones rurales de bénéficier d’un enseignement régulier et de qualité.
« Il faut un État présent sur le terrain »
André Raphaël appelle également à une meilleure utilisation des infrastructures publiques existantes. Selon lui, certains bâtiments appartenant à l’État pourraient être réhabilités ou réaffectés afin d’accueillir des services destinés directement aux populations.
Son argument repose sur une idée centrale : la présence de l’État ne doit pas se limiter aux administrations centrales et aux principales villes du pays. Elle doit, selon lui, se matérialiser par des services accessibles jusque dans les sections communales.
Un plaidoyer pour une intervention accrue de l’État
Dans son intervention, André Raphaël défend ainsi une conception plus interventionniste de l’action publique. Il souhaite voir l’État jouer un rôle plus important dans l’éducation, les infrastructures, les services sociaux et le développement des communautés rurales.
Il estime que le renforcement des institutions locales constitue une condition importante pour réduire les disparités entre les zones urbaines et rurales.
À travers cette prise de position, André Raphaël entend maintenir le débat sur la responsabilité de l’État envers les populations vivant en dehors des principaux centres urbains, tout en appelant à des mesures concrètes pour améliorer l’accès aux services publics.
Jean Gilles Désinord
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