Le président salvadorien, Nayib Bukele, menace de durcir l’intervention militaire en Haïti si les quatre ressortissants de son pays, portés disparus dans la zone de Santo, ne sont pas retrouvés vivants. Les hommes concernés sont des techniciens aéronautiques chargés notamment de contribuer aux évacuations médicales.

Dans un message publié sur le réseau social X, Nayib Bukele s’est adressé directement aux chefs et aux membres des gangs présumés responsables de leur disparition. Selon le dirigeant, les quatre hommes revenaient de faire des courses lorsqu’ils auraient été enlevés. Ils n’étaient engagés dans aucune mission de combat, a-t-il précisé, soulignant que leur travail consiste notamment à faciliter les évacuations sanitaires.
Le président salvadorien a également lancé un avertissement aux ravisseurs, affirmant que l’opération annoncée ne représenterait qu’une fraction de ce qui pourrait suivre si ses compatriotes n’étaient pas ramenés vivants. Il a ainsi affiché sa détermination à obtenir leur libération et à les retrouver sains et saufs.
Au Salvador, Nayib Bukele a fait de la lutte contre les gangs l’un des principaux axes de sa politique sécuritaire. Depuis mars 2022, son gouvernement applique un régime d’exception qui a permis des arrestations massives et renforcé les opérations policières et militaires. Si les autorités attribuent à cette stratégie une baisse importante des homicides, des organisations de défense des droits humains dénoncent des arrestations arbitraires, des mauvais traitements et des violations des garanties judiciaires.
En Haïti, la disparition des quatre techniciens intervient alors que les opérations contre les groupes armés se poursuivent dans la région de Santo et dans d’autres secteurs de la plaine du Cul-de-Sac. Leur sort reste une préoccupation majeure, tandis que les recherches se poursuivent. Les modalités exactes de l’intervention annoncée par Bukele et ses résultats restent à préciser.
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