La peur gagne du terrain à Petite-Rivière de l’Artibonite, où les habitants redoutent une nouvelle escalade de la violence des groupes armés. Depuis le dimanche 18 octobre, les attaques attribuées au gang « Gran Grif », opérant depuis Savien, se sont intensifiées, faisant craindre une offensive contre le commissariat de la commune.

Petite-Rivière de l’Artibonite, 21 octobre 2026
Selon des informations recueillies sur place, des hommes armés chercheraient à consolider leur emprise sur plusieurs secteurs de la ville. L’érection de barricades dans différentes zones aurait également compliqué la circulation et limité les possibilités d’intervention des forces de l’ordre.
De la rue Capois jusqu’à la localité de Quatorzième, les déplacements des groupes armés alimentent les inquiétudes. Cette dernière zone revêt une importance stratégique en raison de sa position sur un axe permettant d’accéder à la principale route communale.
Le commissariat, cible redoutée des hommes armés
Au cœur des préoccupations figure la menace d’une éventuelle attaque contre le commissariat de Petite-Rivière de l’Artibonite. Les habitants craignent qu’une prise de contrôle de cette infrastructure policière ne plonge davantage la commune dans l’insécurité et ne réduise les capacités des forces de l’ordre à protéger la population.
Face à cette menace, plusieurs résidents lancent un appel pressant aux autorités compétentes. Ils réclament un renforcement des effectifs policiers ainsi que des moyens opérationnels supplémentaires pour permettre aux agents déployés sur le terrain de résister aux assauts et de prévenir une avancée des groupes armés.
Au-delà de la menace qui pèse sur le commissariat, la population redoute les conséquences d’une intensification des affrontements sur la vie quotidienne. Les activités commerciales, la circulation des personnes et le fonctionnement des services publics pourraient être davantage perturbés si la situation continuait de se détériorer.
Des habitants réclament une intervention urgente de l’État
L’inquiétude grandissante pousse les résidents à interpeller directement les autorités centrales. Ils demandent des mesures urgentes pour sécuriser les quartiers exposés, protéger les familles et empêcher les groupes armés d’étendre leur influence dans la commune.
Pour les habitants, l’enjeu dépasse la seule protection des installations policières. Il concerne également la sécurité des infrastructures publiques, la liberté de circulation et la possibilité de reprendre une vie normale dans une ville confrontée à une pression croissante des groupes armés.
La population espère ainsi une réponse rapide et concrète des autorités afin d’éviter une aggravation de la crise sécuritaire dans cette partie du département de l’Artibonite.
Des consignes offensives attribuées à un chef de gang
Par ailleurs, une source policière locale affirme que Lucson Elam, présenté comme un chef de gang, aurait donné l’ordre à ses hommes de poursuivre leur offensive jusqu’à la prise du commissariat. Selon cette source, les membres du groupe armé auraient reçu pour instruction de ne pas revenir sans avoir atteint cet objectif.
Toutefois, ces informations n’ont pas pu être confirmées de manière indépendante. Aucun bilan vérifié des éventuels affrontements ni aucune précision détaillée sur les dispositions prises par les autorités pour faire face à cette menace n’étaient disponibles au moment de la rédaction.
Dans l’attente d’une réponse des pouvoirs publics, la situation demeure préoccupante à Petite-Rivière de l’Artibonite. Les habitants espèrent que des mesures seront prises rapidement pour protéger les vies humaines, sécuriser les infrastructures essentielles et empêcher une nouvelle progression des groupes armés.
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