Port-au-Prince, le 28 octobre 2026. — La plateforme politique Chimen Delivrans réclame une réévaluation de la gouvernance du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé et propose des ajustements politiques et institutionnels face à la persistance de l’insécurité et aux incertitudes entourant les élections annoncées pour le 13 décembre prochain.

Dans une note publique publiée le 26 octobre, l’organisation appelle à un dialogue entre les acteurs politiques et sociaux afin de redéfinir les priorités de la transition. Elle propose notamment la création d’un comité de sept membres chargé de formuler des recommandations sur la composition du Conseil électoral provisoire (CEP) et la structure du gouvernement.
Sur le plan sécuritaire, Chimen Delivrans réclame des mesures pour rétablir la circulation sur les routes nationales, faciliter l’accès à l’aéroport international Toussaint-Louverture et au stade Sylvio Cator, ainsi qu’un soutien financier aux personnes déplacées pour favoriser leur relogement.
La plateforme exprime également ses inquiétudes après la disparition signalée de soldats salvadoriens membres de la Force de répression des gangs (FRG) dans la plaine du Cul-de-Sac. Elle appelle les autorités à prendre les dispositions nécessaires pour prévenir une éventuelle aggravation de la situation sécuritaire.
Au-delà des préoccupations sécuritaires, cette initiative pose la question de la capacité des autorités de transition à rassembler les différents secteurs autour d’une feuille de route commune. Pour Chimen Delivrans, la concertation politique constitue une piste pour revoir les priorités de l’État et renforcer la coordination des réponses aux urgences nationales.
La proposition intervient également dans un contexte où la préparation des élections demeure étroitement liée à l’évolution de la situation sécuritaire et au fonctionnement des institutions. La composition du CEP et les modalités de conduite de la transition pourraient ainsi alimenter les discussions entre les acteurs politiques dans les prochaines semaines.
À l’approche de l’échéance électorale, cette prise de position remet au centre du débat la gouvernance d’Alix Didier Fils-Aimé, la réponse à la crise sécuritaire et les conditions nécessaires à l’organisation d’élections crédibles. Reste à savoir quelle réponse le gouvernement réservera aux propositions de Chimen Delivrans et si les acteurs concernés parviendront à engager un dialogue sur les ajustements envisagés.
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