Port-au-Prince, vendredi 30 octobre 2026 — La question de la participation des personnalités sanctionnées aux prochaines élections haïtiennes continue de susciter des réactions internationales. Après l’Union européenne, le Canada prend position et met en garde contre les risques que représente la présence de ces personnes dans la compétition électorale.

Dans une déclaration publiée ce vendredi, le gouvernement canadien fait part de ses inquiétudes face aux démarches de personnes visées par des sanctions internationales qui souhaitent briguer des fonctions électives. Ces sanctions concernent notamment des individus impliqués dans la violence, la corruption, les violations des droits humains et la déstabilisation d’Haïti.
Ottawa évoque particulièrement les liens avec les réseaux criminels et les gangs armés, le blanchiment d’argent ainsi que les trafics illicites. Sans désigner de candidat, le Canada rappelle que l’ancien président Michel Martelly figure parmi les personnalités haïtiennes visées par ses sanctions.
Pour les autorités canadiennes, la participation de personnes sanctionnées pourrait affaiblir la confiance de la population dans le processus électoral et compromettre les efforts de rétablissement d’une gouvernance démocratique. Elles insistent également sur la nécessité de maintenir l’application des sanctions internationales.
Le Canada demande aux autorités haïtiennes, notamment au Conseil électoral provisoire (CEP), de s’assurer que les prochaines élections se déroulent dans le respect des lois et règlements en vigueur. Cette nouvelle intervention internationale remet ainsi la question des personnalités sanctionnées au centre des discussions sur les conditions de participation au prochain scrutin.
Moïse François
Décodage Info







